Bruxelles adresse un avertissement à Nicolas Sarkozy

Publié le par LV

Bruxelles avait déjà, pendant la campagne, regretté la démagogie du candidat français dès qu'il parlait de questions économiques. Les ministres des finances de la zone euro, réunis à partir de lundi à Bruxelles, et la Commission européenne ont lancé un avertissement au nouveau président de la République française, Nicolas Sarkozy.

Ils demandent à Nicolas Sarkozy de respecter ses obligations sur l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) et la réduction du déficit public.

Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait fustigé la politique de l'euro fort de la BCE, ce qui, pour lui, handicapait la croissance et creusait le déficit de la balance commerciale.

Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück a, dès son arrivée à Bruxelles lundi 7 mai, rappelé l'indépendance de l'institution. «Aucun homme politique ne doit exercer de pression sur la BCE», a poursuivi son homologue autrichien Wilhelm Molterer.

De fait, la Commission européenne n'a pas tardé à rappeler au futur président de la République qu'il devait «consolider» les finances de la France. «Poursuivre la remise en ordre des finances publiques, réduire la dette, c'est un défi pour la France, qui doit démontrer que tel sera l'objectif des nouvelles autorités comme cela fut le cas pour le précédent gouvernement», a expliqué le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia.

«Le président Sarkozy a été ministre des Finances. Il connaît très bien ce qu'il doit faire, ce qu'il faut faire, ce qu'il peut faire», a-t-il insisté sur un ton qui ressemblait plus à un avertissement.

Nicolas Sarkozy pourra-t-il tenir les promesses faites à ses électeurs ?

A peine élu et pas encore en fonction, ça commence fort
pour le petit caporal avec l'Allemagne, l'Autriche, les pays Européens de la zone euro !

Le nouveau Bonaparte croyait pourtant changer l'Europe tout seul...

Premier échec cuisant. D'autres suivront. Sommes-nous si rapidement arrivés au début d'une longue série de mensonges électoraux de Joe Dalton ?

En démocratie, n'est pas Napoléon qui veut...

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Alice 08/05/2007 05:31

Avec toutes mes excuses .
Je n'aime pas cette comparaison qui est souvent faite entre Sarkozy et Napoléon , mis à part " leur démesure" commune , le Napoléon de notre présent est sans aucun doute bien moins intelligent et bien moins fin stratège .
Pour ma part , il y a longtemps que je l'appelle Harry Potter et c'est bien pratique parce que maintenant je peux l'appeler Voldemort .
Et oui , l'inconstance appelle l'inconstance , le reste aussi d'ailleurs apelle le reste !!!