Elysée ou le nouveau Palais du Tsar Kozy

Publié le par LV

Le Palais de l'Elysée est aujourd'hui le symbole de la République. Nicolas Sarkozy y eménage aujourd'hui avec sa valise en carton. Mais ce bâtiment a eu plusieurs vies. Mme de Pompadour, Napoléon, Murat... Histoire de cet ancien hôtel particulier à travers les petites histoires de ses occupants.

 

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A l'origine de l'hôtel d'Evreux : un pari facétieux

Le Palais de l'Elysée a été construit au début du XVIIIe siècle. Le bâtiment, qui s'appelait alors l'Hôtel d'Evreux, était la résidence d'Henri-Louis de la Tour d'Auvergne, comte d'Evreux et courtisan prêt à toutes les manœuvres pour s'assurer un train de vie luxueux.

Une boutade du Régent

En 1715, le comte d'Evreux demande au régent Philippe d'Orléans de lui attribuer la capitainerie des chasses de Monceaux. Le régent, qui aime se moquer de sa cour de courtisans désargentés, lui répond :"J'y consens Monsieur et vous en porterai le brevet dans votre hôtel." Le comte d'Evreux, qui n'a guère de demeure digne de ce nom, relève le défi : après avoir vendu l'un de ses fiefs, il acquiert un terrain d'une dizaine d'hectares au niveau de l'actuel faubourg Saint-Honoré. Il achète le terrain à l'architecte Armand-Claude Mollet, qui conçoit également le bâtiment. Deux ans plus tard, en 1720, l'hôtel d'Evreux est terminé : le Régent, comme il l'a promis apporte le brevet au comte d'Evreux, y rajoutant 140 toises (530 m²) de terrain pour le remercier d'avoir relevé le défi.


Prêt à tout

Pour s'assurer le train de vie qu'il espère, le comte d'Evreux se mésallie en épousant la fille du financier Antoine Crozat. Celle-ci n'a que 12 ans (Evreux en a 32) mais lui apporte une dot de 15 000 livres.En 1720, le jour du bal inaugurant l'Hôtel d'Evreux, à l'issue des festivités, le comte congédie sa jeune épouse. La séparation est prononcée très rapidement. Dès lors, il peut tranquillement mener une vie de célibataire fortuné.

Un édifice somptueux

L'architecte Armand Claude-Mollet élève un bâtiment entre cour (côté rue) et jardin (Champs Elysées). L'hôtel constitue l'un des meilleurs exemples de l'architecture classique : un vestibule dans l'axe de la Cour d'Honneur, un Appartement de Parade avec en son milieu un Grand Salon ouvert sur le jardin, un corps central à trois degrés et deux ailes de part et d'autre en simple rez-de-chaussée. La vaste Cour d'Honneur est bordée de deux murs à arcades et s'ouvre sur un portail monumental à quatre colonnes ioniques. Les décors intérieurs de style "régence" sont l'œuvre de Michel Ange, d'après Hardouin Mansart et sont caractérisés par des boiseries somptueuses.
Mme de Pompadour, favorite du roi

A la mort du comte d'Evreux en 1753, Jeanne-Antoinette Poisson, récemment faite Madame de Pompadour, rachète l'hôtel. L'ancienne favorite toute puissante de Louis XV s'y livre à de nombreux travaux de transformation.

Des travaux aux frais du royaume


Présentée à Louis XV en 1745, Jeanne-Antoinette Poisson devient rapidement sa maîtresse. Ayant obtenu le marquisat de Pompadour, elle mène un grand train de vie, aménageant de nombreuses résidences, parmi lesquelles l'Hôtel d'Evreux qu'elle acquiert en 1753. "Mon plaisir n'est pas de contempler l'or de mes coffres, mais de le répandre" : telle est sa devise. Les travaux sont en réalité réalisés aux frais du royaume : la favorite ne cesse de tourmenter le roi pour obtenir ce qu'elle désire. Lassurance, son architecte favori, est chargé de modifier la Chambre de Parade et le premier étage tandis que le jardin est agrémenté de portiques, charmilles, cascades et d'un labyrinthe et d'une grotte dorée.

Une bergère au palais

A cette période, la mode est au retour à la nature (influence des théories de Rousseau) et à un cadre champêtre. La marquise aime jouer les bergères dans son hôtel parisien : dans les jardins, paît un troupeau de moutons dont les cornes ont été dorées et qui portent un ruban autour du cou. Un jour, Madame de Pompadour a la fantaisie de les mener jusqu'à son boudoir. Les bêtes, effrayées de se retrouver aussi nombreuses dans cet espace inhabituel, saccagent les lieux.

La folle vie de la duchesse de Bourbon

Dix ans après la mort de Mme de Pompadour, l'hôtel échoue aux mains du banquier Nicolas Beaujon, qui agrandit le domaine et remanie la décoration intérieure. En 1787, la duchesse de Bourbon s'installe dans l'hôtel. Elle sera la dernière occupante des lieux sous l'Ancien Régime.

En 1787, Louise Marie Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, achète à Louis XVI, son cousin, l'hôtel d'Evreux. De naissance illustre, fille du duc d'Orléans, la duchesse est la sœur de Philippe Egalité, la tante de Louis-Philippe (rois des Français de 1830 à 1848) et la mère du duc d'Enghien, qui sera exécuté sur l'ordre de Napoléon en 1804. Abandonnée par son mari, le duc de Bourbon, très rapidement après leur mariage, elle se sépare officiellement de lui en 1778. Dès lors, elle n'est guère reçue à la Cour. A l'hôtel d'Evreux, rebaptisé Palais de l'Elysée en raison de sa proximité avec les Champs-Elysées, elle vit aux côté de sa fille adultérine, née d'une aventure avec un officier de marine. Connue pour son extravagance, elle s'adonne aux sciences occultes, à la chiromancie, à l'astrologie et est entourée, dans ses salons, par des personnages hauts en couleur : le magnétiseur Mesmer, Catherine Thiot qui aime émettre d'obscures oracles, Suzette Labrousse qui, voulant à tout prix s'enlaidir, s'applique de la chaux sur le visage et se gargarise à "l'eau de fiel de bœuf"...

Citoyenne Vérité

A la Révolution, Bathilde d'Orléans se découvre un esprit républicain, se fait appeler "citoyenne Vérité" et offre ses biens au gouvernement, notamment l'Elysée. En avril 1793, son neveu Louis-Philippe d'Orléans part en Autriche : en représailles, la Convention fait emprisonner tous les Bourbons restés en France. La duchesse survit pendant un an et demi dans une cellule sinistre à la prison du Fort Saint-Jean à Marseille. Son frère, Philippe Egalité, est guillotiné. Elle réchappe miraculeuseument de la Terreur : libérée en 1795, elle retrouve en janvier 1797 sa résidence parisienne. En son absence, l'Elysée a connu de nombreuses fonctions : le bâtiment a accueilli l'Imprimerie nationale et la Commission de l'Envoi des Lois avant de devenir le dépôt national de meubles provenant des saisies d'emigrés ou de condamnés. A son retour, la duchesse n'a plus les moyens d'entretenir la demeure : pour subvenir à ses besoins, elle met en location le rez-de-chaussée de l'hôtel et permet à son locataire, un négociant flamand du nom d'Hovyn, d'organiser des bals populaires.

Le Palais des plaisirs

Pendant le Directoire (1795-1799), l'Elysée se transforme en café-concert : au lendemain de la Terreur, les Parisiens sont avides d'amusements et d'insouciance. Partout dans Paris s'ouvrent des établissements où l'on vient s'étourdir et chercher une partenaire.

Les négociants belges, locataires de l'Elysée, installent au rez-de-chaussée de l'hôtel, un café-concert, qu'ils inaugurent en grande pompe : dans les jardins de l'Elysées, un ballon vient chercher un mouton qui redescend sur terre en parachute. Pendant deux ans, l'établissement connaît un grand succès. On y rencontre régulièrement les créoles Fortunée Hamelin et Joséphine Beauharnais qui brisent les cœurs de tous ceux qui les rencontrent. On trouve de tout dans ce palais des plaisirs : expositions concerts, lectures, bals mais aussi "chambres privées", où se retrouvent les amants d'une nuit.

Les Incroyables et Merveilleuses

Une fureur du divertissement s'empare de la société sous le Directoire. Les femmes portent des tuniques très légères, rappelant les déesses antiques : tulle, gaze, les tissus laissent tout voir. Mais les Merveilleuses ne se contentent pas de promener légères et court vêtues : elles portent des perruques extravagantes, n'hésitant pas à arborer des coiffures noires, bleues ou vertes.

Accompagnées par les Incroyables, ces hommes qui arborent également des accoutrements excentriques (bicornes, habits verts à grands godets, cravates immenses, coiffures en "pattes de chiens"), elles dépensent sans compter pour se divertir dans les théâtres, tripots ou encore glaciers. A cette époque, cafés-concerts et bals publics pullulent. Tous se vantent de fréquenter les plus renommées des "Merveilleuses" : Mlle Lange, Mme Récamier, ou encore les créoles Joséphine de Beauharnais et Fortunée Hamelin. Barras, leur protecteur, donne des fêtes d'un luxe sans égal, où se presse une société disparate et aux mœurs libérées.

Joachim et Caroline Murat : le temps des transformations

En 1799, le Premier Consul Napoléon Bonaparte met le holà à ces "années folles" avant l'heure. C'est la fin d'une époque insousciante pour le Palais de l'Elysée. En 1805, Murat, maréchal de France et beau-fère de Napoléon, achète l'hôtel et entame de grands travaux.

En 1805, Joachim Murat et son épouse Caroline, achètent le Palais de l'Elysée à la fille d'Hovyn, constrainte de vendre l'Elysée pour éponger ses dettes. Murat, enfant d'un aubergiste de Labastide -Fortunière (au nord de Cahors), a fait bien du chemin : cavalier émérite, héros de la Seconde Bataille d'Aboukir, il a été fait maréchal de France et a épousé la plus jeune sœur de l'empereur Napoléon, jeune femme tout aussi ambitieuse qui rêve d'une couronne pour son mari (il sera fait roi de Naples en 1808). Le grand soldat aime parader dans des tenues d'apparat, possède de nombreuses propriétés plus luxueuses les unes que les autres et des tableaux de maîtres (Raphaël, Véronèse, Vinci) qu'il n'a pas toujours acquis honnêtement. Rapidement, il choisit de faire de l'Elysée une demeure à son image et entame des travaux spectaculaires.

Les grands travaux du Maréchal

Soucieux de redonner tout son lustre à l'ancien hôtel d'Evreux, Murat confie les travaux de restoration et de réaménagement aux architectes Barthélémy Vignon et Barthélémy Thibault. Le Grand Escalier, à la rampe faite de palmes d'or, le Vestibule d'Honneur, garni de portes vitrées, une grande salle de bal (l'actuel Salon Murat, où se tient aujourd'hui le Conseil des ministres), une Salle des Banquets : dans ce cadre entièrement refait, le couple donne des réceptions princières. Le premier étage du bâtiment est affecté au Prince Murat, comme les convenances le prescrivent, le second étage va aux enfants, tandis que Caroline occupe l'aile est : dans ses appartements, elle aménage notamment un boudoir somptueux, le "Salon d'argent". Boiseries précieuses, mobilier de Jacob-Desmalter, murs tendus d'argent : rien n'est trop beau pour satisfaire les désirs de la princesse.

Napoléon Ier : de la gloire à l'abdication


Sous le règne de Napoléon, l'Elysée change plusieurs fois de mains : après le départ de Murat pour Naples, c'est Napoléon qui l'occupe. Puis à la défaite de l'Empereur, la demeure revient au Tsar Alexandre Ier de Russie, avant d'être occupée pendant les "Cents jours" par l'exilé de l'Ile d'Elbe.

L'amour passionné entre Joséphine de Beauharnais et le général Louis-Napoléon Bonaparte est resté dans la légende. Son caractère tumultueux également. Napoléon reproche surtout à l'Impératrice de ne pas lui donner un héritier. A l'Impératrice qui tente de le convaincre de son "incapacité à procréer", il répond par ses aventures, souvent "fructueuses" avec des demoiselles du Palais de l'Elysée. Il a notamment un fils, le comte Léon, avec Eléonore Denuelle, lectrice de sa sœur Caroline. Après le départ de Murat pour Naples, Napoléon s'installe à l'Elysée. Après son divorce avec Joséphine, il lui donne la demeure. Mais l'ancienne impératrice a compris que sa place n'était plus à Paris. Napoléon reprend vite possession des lieux, où il passe les dernières années de son règne.

De l'occupation à l'abdication


En 1814, Napoléon est déchu, Paris est occupé : l'Elysée devient la demeure du grand adversaire militaire de l'Empereur, le tsar de Russie Alexandre Ier. Ce dernier ne souhaite pas arriver à Paris en conquérant, allant jusqu'à refuser de porter sa tenue de cérémonie en entrant dans la capitale. A l'Elysée, il reçoit Chateaubriand qui lui rappelle sa haine pour l'Empereur des Français, organise des dîners où il essaye de réconcilier noblesse de robe et noblesse d'Empire.

En vérité, le tsar a beaucoup d'admiration pour l'Aigle, son adversaire de toujours, et a du mal à cacher son mépris pour les Bourbons. Ainsi, il va jusqu'à rendre visite à Joséphine à Malmaison, où elle s'est établie. A la Bathilde d'Orléans, qui, oubliant ses lettres d'amitiés envoyées à Napoléon, vient réclamer l'Elysée, Alexandre répond en lui offrant à la place... l'hôtel Matignon. En 1815, l'exilé de l'Ile d'Elbe retrouve le pouvoir et s'installe à l'Elysée pour les "Cent Jours". Au retour de la défaite de Waterloo (18 juin 1815), bien que soutenu par la population, l'Empereur est contraint d'abdiquer. Dans le boudoir d'argent de l'Elysée, il dicte à son frère, avant de se rendre aux Anglais : "Je m'offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. Ma vie politique est terminée et je proclame mon fils, sous le nom de Napoléon II, Empereur des Français." L'Aiglon ne régnera que 15 jours, scellant la fin du Ier Empire.

Le dernier Bourbon

Après l'abdication de Napoléon, les Bourbon retrouvent le trône : Louis XVIII récupère tous les biens de la Couronne et fait de l'Elysée la demeure de son neveu le duc de Berry, également héritier du trône.

En 1815, le duc de Berry et sa jeune épouse Marie-Caroline emménagent dans le Palais de l'Elysée. Il sont entourés d'une jeune société pleine de joie et d'insouciance. L'héritier du trône et la future reine de France sont bien loin de la du protocole de la Cour, auxTuileries. Il arrive au jeune couple de se promener sur les Champs-Elysées et de s'installer pour écouter de la musique. Mais n'ayant pas un sou sur eux, le jeune couple est souvent forcé de s'enfuir sous les injures des chaisiers qui n'ont pas reconnu les futurs monarques. Le duc et la duchesse de Berry sont également conscient de leur devoir et entendent bien donner un héritier à la Couronne. Mais Marie-Caroline accouche d'abord de deux enfants morts-nés. A la deuxième naissance, on accuse le médecin d'incompétence. Le duc dissipe vite les doutes en expliquant que cela est certainement dû à lui, et à une chose qu'il avait faite "qui n'était pas de saison, sur un canapé, en habit de cour, en revenant d'une réception." A la troisième tentative, la duchesse parvient enfin à accoucher d'une fille.

La mort tragique du duc de Berry


En 1820, la duchesse est enceinte pour la quatrième fois. Tous espèrent un héritier : la jeune femme abandonne toutes les festivités, sorties, réceptions... Le 13 février, le couple s'accorde une entorse dans le programme en choisissant de passer la soirée à l'Opéra. Mal leur en prend : ce soir-là, le duc de Berry est assassiné. La jeune femme bouleversée rentre le lendemain au Palais. Dans sa robe tachée du sang de son mari, elle semble complètement perdue : on craint pour sa vie et pour celle de l'enfant qu'elle porte. Mais elle se ressaisit bientôt, coupe une mèche de cheveux qui accompagnera le duc dans la tombe. Quelques jours plus tard, elle quitte le Palais de l'Elysée pour s'installer aux Tuileries : dans cette Cour, où règne une étiquette très stricte, elle ne s'entend guère avec la famille de son mari, et notamment avec la duchesse d'Angoulême. Elle accouche bientôt d'un fils, Henri d'Artois, futur comte de Chambord. L'enfant est surnommé "l'enfant du miracle".

Napoléon III : de la République à l'Empire

Premier président de la République élu au suffrage universel, en 1848, Louis-Napoléon Bonaparte renoue bientôt avec la tradition familiale. Trois ans après les élections, le 2 décembre 1851, le prince-président tente un coup d'Etat et devient l'Empereur Napoléon III.

Une fois élu président, Louis-Napoléon Bonaparte s'installe au Palais de l'Elysée. L'Assemblée n'a pas choisi les Tuileries comme résidence présidentielle, afin de ne pas donner des idées de grandeur et d'Empire au neveu de Napoléon Ier. Le président s'installe dans un hôtel particulier un peu délabré, qu'il réaménage bientôt à son goût et à la mode londonienne, où il a passé ses années d'exil. L'Elysée est agrandi, remeublé et on y organise bientôt de somptueuses réceptions, où il n'est pas rare de rencontrer Hugo, Lamartine, Musset ou encore Delacroix. Louis-Napoléon Bonaparte a été élu pour 4 ans : fin 1851, il redoute de perdre le pouvoir. Pour lui, une seule issue : le coup d'Etat. Le 1er décembre 1848, à la suite d'une réception organisée en l'honneur du préfet Haussman, il réunit son demi-frère, le duc de Morny, et les autres conjurés dans le salon d'argent. Dans la nuit, soit 47 ans jour pour jour après le sacre de Napoléon Ier et 46 ans après la bataille d'Austerlitz, un décret dissout l'Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel qui a été aboli deux ans auparavant. Quelques soulèvements sont réprimés, mais dans l'ensemble le coup d'Etat se déroule dans le calme. En janvier 1852, une nouvelle constitution étend le mandat du président à 10 ans.

Le dernier Empereur

En 1852, Louis-Napoléon Bonaparte devient Napoléon III : le premier président de la République française devient le dernier Empereur de la France. Célibataire, sans héritier légitime, il désire donner une Impératrice au pays. Mais les grandes Cours d'Europe sont frileuses : qui donnerait sa fille au neveu de l'ennemi d'hier ? Napoléon III finit par choisir, contrairement à l'habitude des mariages arrangés, une femme qu'il admire et courtise depuis quelques temps déjà, la belle Eugénie de Montijo qui lui a bien signifié qu'il lui faudrait "passer par la chapelle" pour entrer dans sa chambre. Un vrai mariage d'amour. C'est dans le palais de l'Elysée que la belle passa sa dernière nuit de jeune fille avant d'être sacrée Impératrice des Français.

Un passage secret sous l'Elysée

Sous le Second Empire, l'Elysée est entièrement restauré : on reconstruit les ailes latérales, on place des portraits des grands souverains européens (Pie IX, la Reine Victoria, François-Joseph) dans le salon de l'Est, on bâtit une nouvelle salle à manger dans le prolongement du Salon Murat... Mais l'Empereur ne s'arrête pas là : il fait bâtir un entrée triomphale devant le Palais (que les hôtes du Président de la République empruntent encore aujourd'hui) et surtout... un souterrain secret qui relie la sacristie de la chapelle du palais à l'un des hôtels bordant la rue (le n°18). Ce dernier est loué à Louise de Mercy-Argenteau, ravissante personne et maîtresse de Napoléon III. La vie monarchique de l'Elysée s'achève avec le départ précipité de Napoléon III en 1871. Les présidents de la République, qui l'occuperont bientôt, sauront à leur tour faire de l'Elysée plus qu'un simple lieu de pouvoir.

Aujourd'hui 16 mai 2007, le Palais de l'Elysée est devenu le symbole de la démago-crassie; le Tsar Kozy de Hongrie emménage.....en ménage ?

 

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Commenter cet article

laura 14/06/2008 14:10

vive la république comme nous savons si bien dire!
je vois en effet que celui ci va nous mettre dans de beaux draps! avec sa hausse des prix que se soit du pétrol ou des produits alimentaire.. je suis énervée après ce genre de personne qui ne pence qu'à faire bonne imprécion.

Witz UMP 21/12/2007 17:41

bonjour mais je tien a vous dire une chose les Français on voté Pour ce beau et jeune président car il osse affronté les différent problème que le gauche nous a mis pendant plus de 12 ans donc je vive sarkozy et vive le droite

LV 21/12/2007 19:48

Ca serait bien s'il apprenait aussi à ses idôles d'écrire le Français sans "fôtes". Je prendre moi de maime souhaitééee bocoup dan ce sansse... ;-))

Dan 24/05/2007 14:39

la photo ressemble etrangement a la photo officielle, la meme tete de...Tsar !

Pingeon 17/05/2007 09:45

Beau résumé de l'histoire de l'Elysée. Mais que de haine pour terminer. Je vous plains. Heureusement l'irrespect n'ajamais tué personne, sinon ...

LV 17/05/2007 14:16

Haine ? Irrespect ? Marrant tout ça, surtout de constater, lorsque l'on étudie sa carrière de Judas mégalo, que c'est lui qui a montré sa haine des autres et manqué de respect au peuple pendant 30 ans dans son comportement, ses discours et ses déclarations de pervers narcissique ! Attendez un peu, juste le temps d'ouvrir enfin les yeux après avoir été manipulé et traité comme une botte de foin; comme tous ces malades possédant d'une manière directe ou indirecte les médias du Pays je vous concède que ça ne se voit pas trop sans lunettes sous les projecteurs de TF1... Quant au respect celui-ci ne consiste pas à se coucher; d'ailleurs ne s'adresse-t-il pas à ceux "qui se lèvent tôt " ? Une raison de plus de ne pas trop se coucher ... :-)))Au fait, une info : sa vraie bio vient d'être épurée dans l'encyclopédie Wilkipédia...mais rassurez-vous de nombreuses sauvegardes de l'original ont été effectuées.Merci de me plaindre, c'est gentil à vous, mais comme il n'est et ne sera jamais MON président je me porterai toujours mieux que le Sarkoland country.... Revenez demain sur ce blog, vous y lirez certainement avec total et entier déplaisir une "Petite leçon de psychologie" d'un éminent psychiatre. Bien cordialement en espérant que vous trouverez les forces de l'esprit qui sauront vous préserver de la nouvelle Pensée Unique ;-)

Alice 16/05/2007 23:04

Je dois être fatiguée , je n'ai retenu que la fin . Bon , c'est vrai le reste je le savais .
Mais tu aurais pu dire :
"Il emmenage pour cinq ans et en ménage pour peu de temps "
Je plaisante !

LV 17/05/2007 00:33

Cinq ans c'est être bien optimiste... Parti comme il est et continuant de s'octroyer les médias et autres pouvoirs on est "redevables" pour 10 ans ! Quant à la "ménagerie" il est possible que ce soit moins mais cela ne changera rien à ce que nous devront subir :-( En tout cas les frais de bouches vont être plus couteux, ils sont sacrément plus nombreux ! Et en cas de divorce, il trouvera bien le moyen de nous faire payer ses pensions alimentaires ! Vive de déficit !