Baiser mortel

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Un baiser mortel sur une toile de Cy Twombly

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Une jeune femme a imprimé une trace de rouge à lèvres sur une toile de Cy Twombly en l'embrassant, a-t-on appris, mardi 24 juillet. Exposée à Avignon, elle était initialement d'une blancheur immaculée. Elle faisait partie d'un triptyque estimé à deux millions d'euros de la Collection Lambert, abritée dans l'hôtel de Caumont à Avignon (Vaucluse). Ce triptyque est lui-même inclus dans un polyptyque de onze éléments, montrés pour la première fois à Avignon, "Les trois dialogues de Platon", datant de 1977.
Yvon Lambert est l'un des grands collectionneurs de l'artiste américain de renommée internationale Cy Twombly. Ce dernier, qui vit en Italie depuis cinquante ans, a refusé de prolonger en octobre l'exposition prévue jusqu'au 30 septembre.

"J'ai trouvé le tableau encore plus beau"

L'emplacement de la toile abîmée, transportée chez un expert, reste vide.

Sam Rindy, 30 ans, habitant Martigues (Bouches-du-Rhône), avait été interpellée après avoir embrassé la toile jeudi, y laissant la marque de son rouge à lèvres. Elle est convoquée le 16 août au tribunal correctionnel d'Avignon pour dégradation d'oeuvre d'art et préjudice causé à la Collection Lambert.

"J'ai trouvé le tableau encore plus beau", avait-elle dit. Pour Eric Mézil, directeur de la Collection et commissaire de l'exposition d'Avignon, il ne s'agit pas d'amour mais d'un "viol".

La trace pourrait être indélébile en raison des matières grasses et des produits chimiques contenu dans le rouge à lèvres.

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