Pas de visas pour les jeunes pro-Poutine

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Les portes de l'Union européenne sont désormais difficilement franchissables pour les membres des Nachis, l'organisation de jeunesse russe pro-Poutine. Ainsi, le 8 janvier à Moscou, plusieurs centaines de militants armés de drapeaux, de banderoles et de haut-parleurs se sont rassemblés devant le bâtiment de la Commission européenne pour protester contre les problèmes d'obtention de visa de plusieurs responsables du mouvement, en particulier pour les pays Baltes. Récemment, l'un d'entre eux, Konstantin Goloskokov, a été arrêté en Lituanie alors qu'il voulait se rendre en Estonie. "Depuis que les Etats baltes sont entrés dans l'espace Schengen, nous craignons que nos membres soient inscrits sur une liste noire", a déclaré une porte-parole des Nachis citée par le quotidien en ligne Gazeta.ru.

En effet, l'Estonie a bien établi une liste noire d'individus interdits d'entrée sur son territoire, incluant notamment ceux qui ont participé aux troubles à Tallinn lors du déplacement de la statue du soldat de Bronze soviétique en avril dernier, ou encore à l'encontre de l'ambassadeur d'Estonie à Moscou, révèle Gazeta. Actuellement, cette liste comporte 2 093 noms, mais, pour une porte-parole des Nachis citée par le journal, ce sont les 100 000 membres de l'organisation qui sont visés.

Reste qu'à Moscou les Nachis ont constaté qu'ils n'avaient plus les faveurs du Kremlin. Leur manifestation devant la représentation de la Commission européenne a été immédiatement dispersée par les forces de police, sous prétexte qu'elle n'était pas autorisée. Pour la première fois, un leader des Nachis, Nikita Borovikov, ainsi qu'une cinquantaine d'autres membres du mouvement, a été temporairement mis en détention. Un traitement jusque-là réservé aux opposants russes.

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