Sarkozy, la chute libre sans parachute !

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Sondage BVA du 19 février 2008


L'effondrement de la popularité présidentielle


Avec seulement 36% de bonnes opinions, contre 58% de mauvaises, Nicolas Sarkozy atteint un niveau d'impopularité rare pour un Président de la République. Ce fut avant lui le cas de François Mitterrand après trois ans de mandat (36% de bonnes opinions, contre 54%, en avril 1984) et de Jacques Chirac bien plus rapidement (36% contre 56% en octobre 1995). Dans ces trois cas, la chute de popularité résulte pour l'essentiel du choc entre d'une part des résultats décevants sur l'enjeu majeur des élections précédentes (l'emploi puis la fracture sociale hier, le pouvoir d'achat aujourd'hui), et d'autre part une attitude présidentielle interprétée par l'opinion comme un revirement (ou simplement un désintérêt).

En quelques semaines, l'écart entre les bonnes et les mauvaises opinions sur Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République est passé de -3 à -22 points. Ce résultat correspond à une baisse de 9 points des bonnes opinions et à une hausse de 10 des mauvaises. Depuis la mi-novembre, ces chiffres sont respectivement de -19 et de +20. La durée de cette évolution incite à relativiser l'impact de certains épisodes, par exemple les vacances dorées du couple présidentiel, au profit d'un agenda social très soutenu sur la période, de la grève des caissières de supermarché à celle des chauffeurs de taxi, l'une rappelant la lancinante attente d'une hausse du pouvoir d'achat, l'autre étant perçue par certains à droite comme l'indice d'une faiblesse inattendue dans la démarche réformatrice.

Cette baisse rapide et continue de la cote présidentielle au cours des trois derniers mois s'est effectuée selon un rythme ternaire. Après une baisse assez largement répartie à l'automne et la chute des opinions positives parmi les sympathisants centristes autour de Noël, l'effondrement actuel doit beaucoup à l'évolution de l'attitude des sympathisants de l'UMP (81% de bonnes opinions, soit - 10 points) et du Front national, désormais majoritairement mécontents.

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La confirmation de la remontée de la cote de François Fillon (44%, + 3 points en deux mois), d'abord imputable aux sympathisants de gauche, nuance davantage ce tableau qu'elle ne l'infirme. En effet, si le Premier ministre apparaît à certains pans de l'opinion publique comme un modérateur vis-à-vis de l'action présidentielle, sa part dans l'inspiration de la politique générale suivie n'est pas telle que l'évolution de sa cote personnelle soit le signe d'un soutien particulier à l'action des pouvoirs publics, et pas davantage aux réformes.

François Bayrou et Olivier Besancenot les plus en phase

Face à un pouvoir présidentiel décrié, le leader centriste (+4) et le porte-parole trotskyste (+ 4) apparaissent avoir la démarche la plus conforme à l'état de l'opinion. François Bayrou comme recours des " déçus du sarkozisme " (+ 13 points à droite), Olivier Besancenot comme fer de lance de l'opposition (+ 4 points parmi les sympathisants de gauche). C'est ainsi que le premier est le plus populaire de toutes les personnalités testées dans notre baromètre, et le second désormais la personnalité la plus appréciée des sympathisants de gauche, au même niveau que Ségolène Royal. A l'inverse, la baisse similaire enregistrée par Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Hollande traduit une impatience de leurs partisans par rapport à une ligne d'opposition jugée par trop formelle.

Il est cependant des ministres qui voient leur cote personnelle s'améliorer, par exemple Valérie Pécresse (24%) ou bien Xavier Darcos (18%), tandis que Fadela Amara commence dans notre baromètre à un haut niveau (42%). Inversement, d'autres personnalités, peut-être davantage identifiées au pouvoir présidentiel, subissent une certaine érosion, telles Rachida Dati, Xavier Bertrand ou bien Michèle Alliot-Marie.

Une évidente polarisation politique

Dans les conditions particulières des élections municipales, où le coefficient local est infiniment plus grand que pour d'autres scrutins tels que les élections régionales, l'option d'un vote sanction devient de plus en plus envisageable. Ainsi, 37% des Français souhaitent que l'opposition de gauche sorte renforcée à l'issue de ces municipales, 11% que ce soit le cas de l'opposition centriste, et 28% seulement préféreraient un renforcement de la majorité présidentielle. Il est significatif que ce dernier souhait ne soit exprimé que par 61% des électeurs de second tour de Nicolas Sarkozy, cependant que 76% de ceux de Ségolène Royal espèrent un renforcement de l'opposition de gauche. Parmi les électeurs de premier tour de François Bayrou, c'est avant tout le renforcement de l'opposition de gauche qui est souhaité, devant celui de l'opposition centriste (33%) ou de la majorité présidentielle (15%). Le fait que l'idée d'une accentuation de l'ouverture à gauche lors du prochain remaniement ministériel suscite surtout l'indifférence constitue un signe supplémentaire que l'heure est à l'accentuation des clivages politiques.

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Zorba le Grec 21/02/2008 21:40

Le Président Sarkozy visitait une école primaire. Le professeur a demandé au Président s'il voulait bien mener la discussion autour du mot 'tragédie'. Alors l'illustre meneur demanda à la classe un exemple de 'tragédie'.

Un petit garçon se leva et proposa :

- Si mon meilleur ami, qui vit dans une ferme, était en train de jouer dans le champ et qu'un tracteur lui roule dessus et le tue, ce serait une tragédie.
- Non, dit Sarkozy, ce serait un accident.
Une petite fille leva la main :
- Si un bus scolaire transportant 50 enfants tombait d'une falaise, et que tout le monde serait tué à l'intérieur, ça serait une tragédie.
- Je crains que non, expliqua le Président. C'est ce qu'on appellerait une grande perte.

Le silence se fit dans la salle. Aucun autre enfant ne se porta volontaire. Sarkozy chercha dans la salle.

- N'y a-t-il personne ici qui puisse me donner un exemple de tragédie ?

Finalement, au fond de la salle, un petit garçon leva la main...
D'une voix calme il dit:

- Si l'avion présidentiel vous transportant était frappé par un tir de missile ami et était complètement désintégré, ça serait une tragédie.
- Formidable !, s'exclama Sarkozy. C'est exact. Et peux-tu nous dire pourquoi ce serait une tragédie ?
- Eh bien, dit le garçon, il faut bien que ce soit une tragédie, car ce ne serait certainement pas une grande perte, et probablement pas un accident non plus !

Ah la bonne logique des enfants....

Régis 21/02/2008 18:18

Mon Dieu ! Heu sphère privée ou public là ! hum! Bon allez il n'y a vraiment que l'image que tu viens d'afficher sur l'article pour me faire rire. Toujours ça ! Sarkosy et son équipe me font vraiment pitié et pas rire du tout. Ils sont pas nets ...La France dévisse!

LV 21/02/2008 21:43

Rappelles-toi Régis qu'il faut rire de tout pour ne pas avoir  envie d'en pleurer ;-)

solita 21/02/2008 09:39

Malgré la similitude de la baisse de l'opinion favorable pour Miterrand et Chirac, ils sont resté au pouvoir bien longtemps, avant que les électeurs osent aller voir ailleurs. Pris entre "tous les mêmes" et "on sait ce qu'on a pas ce qu'on aura" il reste encore l'espace pour que se révèle des hommes politiques davantage muent par leur altruisme que par la soif du pouvoir... et c'est pas demain la veille...

LV 21/02/2008 14:24

Certes et tu as bien raison Solita mais les prédessesseurs de Son Altesse Royale S.A.R. KOZY n'étaient en aucun point Bling-bling, défendaient la loi de 1905, ne risquaient pas de nous embarquer sur des conflits extérieurs au coté des USA tant adulés par son Altesse et rappelons-nous que le reccord du déficit et de la dette française pendant toute la durée de la V° République soit depuis 1958 a été atteint par en 2004 par un ministre de l'Economie et des finances au nom de Nicolas Sarkozy....ce qui promet pour l'avenir depuis qu'il est ministre de tout et est lui-même seul le gouvernement !!! Les futures générations apprécieront....