Fillon reconnaît ressentir "déception" et "démobilisation"

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Fillon reconnaît ressentir "déception" et "démobilisation" dans une partie de son électorat.

François Fillon a reconnu jeudi sentir "une forme de déception, ou en tous cas une démobilisation d'une partie de l'électorat de la majorité", à trois jours du second tour des élections municipales et cantonales.

 "J'ai trouvé certains de nos électeurs parfois un peu silencieux", a indiqué le Premier ministre sur RTL, admettant que "ce n'est jamais bon signe" et que cela "voulait sans doute dire qu'ils n'iraient pas voter, ou en tous cas pas comme souhaité" par lui-même.

Les élections intermédiaires sont "toujours difficiles pour le pouvoir, parce que le pouvoir a engagé des réformes, qui n'ont pas forcément encore donné de résultat, il a pris des engagements qui ne sont pas forcément encore tenus, parce qu'il faut du temps pour les tenir", a justifié le chef de la majorité.

L'électorat "pour telle ou telle raison, estime qu'on n'est pas allé assez vite, ou qu'on n'est pas allé assez loin, ou est en désaccord avec telle décision qui a été prise", a-t-il poursuivi.

Fillon a toutefois tenu à relativiser cette désaffection. "Je l'ai sentie beaucoup moins qu'à l'occasion des autres élections intermédiaires de ces 20 dernières années", a-t-il dit. La campagne actuelle n'a ainsi, selon lui, "rien à voir" avec le "rejet" subi par l'UMP lors des régionales de 2004 (le gouvernement était alors dirigé par Jean-Pierre Raffarin), ni avec les municipales de 2001, quand "la plupart des ministres de gauche" du gouvernement de Lionel Jospin avaient été "balayés".

Selon le Premier ministre, "un climat d'impatience, d'attente" s'exprime en France, plutôt qu'une "agressivité". "La leçon que je tire, c'est qu'il faut accélérer le rythme des réformes et montrer que tous les engagements seront tenus", a-t-il conclu.

Dimanche 16 mars 2008, les électeurs lui répondront s'il a raison ou tord...

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