Accusée de voler à sec pour économiser, la compagnie se défend

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Par La rédaction du Post , le 22/04/2008

Continental Airlines reconnaît qu'elle fait attention au kérosène, mais nie tout danger.

Avion.
Avion.
© Matthias Kulka/zefa/Corbis/Matthias Kulka

Une panne sèche, c'est déjà arrivé à tout le monde... Mais une panne sèche en plein ciel, c'est nettement plus fâcheux! Surtout quand c'est la direction de la compagnie aérienne qui pousse ses pilotes à ne pas ravitailler leurs avions...

D'après Le Figaro, la compagnie américaine Continental Airlines a fait voler des Boeing 757 entre l'Europe et les Etats-Unis qui ont atterri à New-York sans plus une goutte de kérosène. Et c'est arrivé pas loin d'une centaine de fois.

Normal, dit le quotidien... Ces avions ne sont pas faits pour des vols long courrier mais pour assurer des liaisons intérieures. Mais pire... Les pilotes refusent de faire escale au Canada pour faire le plein avant d'atterrir aux Etats-Unis. Leur direction les menaçant, dans une note de service, de "réduire le financement de leurs retraites".

Attaquée, Continental Airlines se défend: dans un communiqué, cité par 20 Minutes.fr, concède que "la semaine dernière", "un rapport sur le nombre de cas où des avions arrivant à l’aéroport de Newark Liberty International aient déclaré être dans la réserve a été publié". Mais selon la compagnie, "les conclusions du rapport indiquent que la sécurité n’a pas été compromise dans les situations qu’elles ont évaluées": Aucun des vols étudié n’avait moins de 45 minutes de vol en réserve lors de l’atterrissage"

Qui va trancher? 2 sénateurs ont demandé au département des Transports de mener l'enquête...


(Sources: Le Figaro, France Info)

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HERBER 27/04/2008 17:55

De mon temps (service militaire - armée de l'air - 1957) les avions de transport devaient avoir le carburant nécéssaire pour arriver à destination plus pour aller sur un aéroport de déroutement - en cas d'indisponibilité du premier - plus encore une heure de vol possible en réserve de sécurité.
Alors, il se disait aussi que les équipages d'Air France recevaient une prime en fonction du carburant économisé... donc, par exemple, en fin de parcours, tentation pour commencer la descente le plus tôt possible et risque de raser une "motte" d'un peu trop près... par exemple le Mont Ste Odile. Quelle vilaine pensée !

olive 25/04/2008 18:13

ben si il s'écrase au moins pas d'explosion si plus de kéroséne dans les reservoir, non sans rire ça devient dramatique de voir cela et que font les plus gros pays pour trouver une solution pour remplacer rapidement le pétrole !!!!