L'avion de Sarkozy a été retenu au départ de Paris

Publié le par LV

Nicolas Sarkozy se rend en Guadeloupe

L'avion du ministre a été retenu au départ de Paris par des bagagistes de la CGT en grève. Il a décollé après une rencontre avec une délégation

Les bagagistes en grève d'Orly ont retardé, jeudi 22 mars pendant trois quarts d'heure, le décollage de l'avion dans lequel Nicolas Sarkozy devait partir pour la Guadeloupe. Il s'est finalement envolé pour Pointe-à-Pitre après une rencontre avec une délégation.
Des bagagistes de la CGT, vêtus de leur blouson orange, ont pris position à proximité de l'appareil, un avion de ligne d'Air France assurant la liaison entre Paris et Pointe-à-Pitre, et ralentissent l'embarquement des bagages. Ils protestaient contre la remise en cause d'une convention collective et ont indiqué que le ministre s'était engagé à ce qu'elle ne change pas.

Encore ministre

Nicolas Sarkozy se rend en Guadeloupe pour un déplacement express de deux jours aux Antilles, à un mois du premier tour de l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy, qui porte jusqu'à lundi sa double casquette de ministre de l'Intérieur et de candidat UMP, devait tenir dans la soirée de jeudi une réunion publique aux Abymes. Vendredi matin, il se rendra dans la commune du Moule, dont le maire est la députée Gabrielle Louis-Carabin, présidente de la fédération UMP locale. Il visitera un centre de conditionnement de melons et prendra un bain de foule, avant de s'envoler pour la Martinique, où il passera quelques heures.
Le candidat UMP se rendra dans une entreprise de meubles du Robert puis rencontrera des étudiants à Schoelcher, avant une réunion publique au Palais des sports de Rivière Salée.

290.000 électeurs guadeloupéens et les 272.000 martiniquais

Nicolas Sarkozy compte sur ce déplacement pour séduire les quelque 290.000 électeurs guadeloupéens et les 272.000 martiniquais, qui pourraient faire la différence le 22 avril et le 6 mai. Sans compter le million d'originaires de l'outre-mer installé en métropole.
L'enjeu est d'autant plus grand que la date de la présidentielle a été avancée de 24 heures dans les deux îles. Le but: endiguer la forte abstention habituellement constatée (65% au premier tour en 2002) en raison du décalage horaire, qui fait que les résultats sont connus pendant la clôture du vote.
Les candidats se succèdent donc dans les îles. Alors que Ségolène Royal y est venue fin janvier, François Bayrou y est attendu les 31 mars et 1er avril.
Nicolas Sarkozy part avec quelques handicaps sur ses concurrents. En décembre 2005, il avait dû reporter au dernier moment un voyage aux Antilles en raison de manifestations prévues à Fort-de-France contre la loi du 23 février 2005 sur le "rôle positif" de la colonisation. Il avait finalement pu s'y rendre en mars 2006, mais n'avait pas été accueilli avec un grand enthousiasme en dehors des militants UMP.
"Plus je vais à la rencontre de l'outre-mer et plus je l'aime", déclare le candidat dans un entretien publié jeudi par le quotidien "France-Antilles". "Ce déplacement est la suite logique d'un travail réalisé sur le long terme et d'un engagement sincère", ajoute Nicolas Sarkozy, qui veut "inscrire dans la durée avec les Antillais une relation faite de franchise et de respect".

Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale

Le candidat UMP prône "une discrimination positive" pour favoriser le développement économique des départements français d'outre-mer, à travers ses propositions de zones franches globales et sa promesse d'une "continuité territoriale, aérienne et numérique".
Reste à voir comment son discours sur l'identité nationale sera perçu aux Antilles. Le candidat a préparé son voyage en recevant lundi une délégation de ses comités de soutien originaires d'outre-mer. Il leur a précisé que l'identité nationale "s'était forgée avec la France et les Français d'outre-mer, composantes essentielles de la nation" et "redit fortement que la France d'outre-mer préfigurait et constituait un exemple pour la France de demain", selon Patrick Karam, porte-parole de ces comités de soutien.
De son côté, Victorin Lurel, secrétaire national du PS à l'Outre-mer et président du conseil régional de Guadeloupe, demande à Nicolas Sarkozy de "respecter les promesses qu'il a déjà faites aux Antillais en tant que ministre de l'Intérieur et qu'il n'a toujours pas tenues", notamment en matière de lutte contre l'immigration clandestine et contre l'insécurité.

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Monique 25/03/2007 15:46

à part ses partisants il n'a pas l'air de faire beaucoup d'émule là bas en ce moment.

Vanessa 24/03/2007 14:27

Il pourrait y rester bien au chaud du soleil ça nous ferait de l'air respirable. Pas loin il y a encore les restes du bagne de Cayenne, un bon placement immobilier pour sa retraite hihi!!

Alpha-Tango 23/03/2007 16:04

Il a pris un Airbus ? Ca se crashe parfois les Airbus...

khate 23/03/2007 03:28

Intermède FR3 , intermède Orly !!!!J'aime à quand la suite ? On dit bien jamais deux sans trois .......Les prétendants à l'election suprême savent bien qu'ils ont  dans les DOM TOM des bulletins à prendre et ils en profitent .Les habitants des îles donneront leur vote à celui qui les flattera le plus par peur de perdre "tous leurs privilèges" et parce qu'ils savent qu'ils ont d'autres moyens de pression que nos banlieues !

1664 23/03/2007 02:49

Et il va pas virer le responsable du syndicat ? hihihi