Royal et Sarkozy s’expliquent

Publié le par LV

Invités d’Europe 1 et RTL, les candidats du PS et de l’UMP sont revenus sur les violences dans la gare parisienne.

 
On prend les mêmes et on recommence. Nicolas Sarkozy a cédé le siège qu’il occupait la semaine dernière au Grand rendez-vous Europe 1-TV 5 Monde-Le Parisien-Aujourd’hui en France à Ségolène Royal. Quant au candidat de l’UMP, il était, à son tour, l’invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
 
Revenant sur les émeutes à la Gare du Nord, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il ne sera pas "du côté de la fraude et du côté des fraudeurs" et qu'il ne "prônera pas les valeurs de l'assistanat, du nivellement et de l'égalitarisme". Il a aussi critiqué la mesure du Conseil régional d'Ile-de-France qui a instauré la gratuité des transports pour les Rmistes et leurs ayants-droit.
 
Ségolène Royal a dénoncé de son côté les propos "méprisants, choquants, et humiliants" de Nicolas Sarkozy à son égard après ces violents incidents. Selon la candidate socialiste, "ce qui est inquiétant c'est qu'il y ait une telle rupture entre les citoyens et les professions en uniformes". "Les contrôleurs sont de plus en plus mal reçus", a-t-elle ajouté, estimant qu'"il faut recadrer un certain nombre de règles dans notre société" et que "les règles soient rappelées à tous". 
 
"La population ne se solidarise en rien avec les émeutiers", lui a répondu par médias interposés Nicolas Sarkozy, ajoutant, "la quasi totalité des Français pense que la police fait très bien son travail". "J'ai parlé de faillite morale, et j'ai vu que cela n'avait pas plu à une candidate et je persiste", a déclaré le président de l'UMP.
 
L’ancien ministre de l'Intérieur a "des comptes à rendre" sur la question de la sécurité en France et cherche "à dresser les Français les uns contre les autres", a jugé Ségolène Royal. Elle a reproché au candidat de l’UMP la suppression de la police de proximité ainsi que des "moyens donnés aux associations de quartier".
 
Le candidat de l’UMP, plusieurs fois sollicité sur ce sujet pendant son intervention, a refusé de préciser s’il comptait se rendre en banlieue d’ici à la fin de la campagne. "Si je suis élu président, j’irai en banlieue", a-t-il simplement affirmé. Il a estimé au regard de sondages, qu’il était le candidat le plus populaire chez les jeunes comme chez les habitants des banlieues. 

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Stora 02/04/2007 22:45

Ah! Le couple infernal!

Brigitte 02/04/2007 14:27

Sarko attend maintenant d'être président pour aller en banlieues!!! ha le courageux !!! Le candidat a peur de la banlieue il attend d'avoir 150 cars de CRS pour y retourner !!! Et c'est un trouillard comme celui-là que les Français sont prêts à élire ???!!!

khate 02/04/2007 14:18

Paroles , paroles , paroles !
On voudrait des actes concrets !

Damantin 02/04/2007 13:00

la population ne s'est jamais solidarisée des émeutier mais peut comprendre leurs difficultées, c'est un aspect que sarkozy ne prend pas en compte dans son raisonnement.