1,5 million d'électeurs français inaugureront le vote électronique le 22 avril

Publié le par LV

Un peu plus de 3% des électeurs français voteront par la voie électronique à l'occasion de la présidentielle. Quatre-vingt-deux communes ont retenu ce système censé permettre un dépouillement plus rapide et faciliter le vote des handicapés.

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Le 22 avril, 1,5 million d'électeurs sur les 44,5 millions inscrits sur les listes électorales devront utiliser une machine à voter électronique pour se prononcer lors du premier tour de l'élection présidentielle. Il s'agira d'un véritable baptême du feu pour ce type de solution déjà testé, dans une moindre ampleur, à Issy-les-Moulineaux, Saint-Malo, Brest ou Bourges.

Selon le ministère de l'intérieur, qui a donné son agrément pour les machines mises en place, 82 communes ont obtenu les autorisations nécessaires. Il s'agit, comme le précise le code électoral, de communes de plus de 3.500 habitants (voir la liste complète).

1600 bureaux de vote 

«Cela représente 1.600 bureaux de vote», poursuit-on au ministère. Dans une même commune, certains bureaux pourront être électroniques et d'autres non; en revanche, un même bureau ne pourra utiliser les deux systèmes. Par souci d'homogénéisation, certaines collectivités ont décidé de passer au tout électronique. C'est le choix que nous décrivait récemment la ville d'Issy-les-Moulineaux.

Interrogé sur ce point par ZDNet.fr, le ministère n'a pas été en mesure de préciser le nombre de ces municipalités à ne proposer que le vote électronique. 

Trois modèles, au fonctionnement similaire, ont été agréés par ses services: l'iVotronic d'ES&S; une machine fabriquée par la société NEDAP-France Election; et une autre de la société espagnole Indra Sistemas. Le prix moyen de cet équipement est de 4.000 euros.

Un dépouillement réalisé en quelques secondes

Les villes à avoir adopté le vote électronique mettent principalement en avant des économies de temps et d'argent, notamment lors du dépouillement qui se fera en quelques secondes contre trois heures ou plus lors d'élections traditionnelles. Autre avantage, le système est accessible aux aveugles et malvoyants, ainsi qu'aux handicapés moteurs.

Du côté des détracteurs, des collectifs et associations pointent surtout des faiblesses en matière de sécurité. Régulièrement citée: l'expérience menée en septembre 2006 par des chercheurs de l'université de Princeton, qui sont parvenus à truquer les résultats d'une machine à voter Diebold, le numéro un du marché américain.

Benoît Sibaud, président de l'April (*) et habitant d'Issy-les-Moulineaux, estime pour sa part que ces machines soulèvent un problème d'ordre démocratique: «Les électeurs ne peuvent vérifier le bon déroulé du scrutin, car ils n'ont pas les compétences techniques pour le faire». Il critique également le fait que le ministère qui a fourni les agréments des machines était dirigé par l'un des candidats à la présidentielle, Nicolas Sarkozy. 

(*) L'Association pour la promotion et la recherche en informatique libre.


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theduc 19/04/2007 22:29

et le casque c'est pour entendre la consigne de vote de sarkozy ?

theduc 19/04/2007 22:28

c'est un appareil mobile pour faire voter dans les campings ?

rikey 19/04/2007 21:39

avec ses radars et ses caisses a savonettes sarko va se faire une collection de gadgets informatiques lui le nul qui n' y connait rien a l'informatique

sergio 19/04/2007 19:09

moi non plus je ne voterai plus avec ces machines qui facilitent la fraude

Samy 19/04/2007 16:12

Si un jour ma commune est équipée de ces machines et que c'est la seule possibilité de voter, je ne voterais plus !