Ségolène Royal une femme qui veut faire de la politique autrement

Publié le par LV

Sera-t-elle la première femme à la tête de la France ? En se qualifiant pour le second tour de la présidentielle, la socialiste Ségolène Royal, 53 ans, est désormais au seuil du palais de l’Elysée, où elle a promis de "faire de la politique autrement".


Il y a encore un an et demi, Ségolène Royal n’était que présidente de la région Poitou-Charentes (ouest), et la candidature socialiste à l’élection présidentielle semblait promise à un cacique du parti.

Mais forte de son image "femme et jeune", mêlant tour à tour audace et conservatisme, elle a réussi à s’imposer très largement comme la candidate du renouveau de la gauche lors des primaires du Parti socialiste (PS) en novembre 2006.

Lors de la campagne pour le premier tour, cette mère de quatre enfants, âgés de 14 à 22 ans, a assuré qu’en votant pour elle, une femme, la politique ne sera "plus jamais comme avant".

Son idée-phare est de créer une "démocratie participative" où l’accent serait mis notamment sur l’éducation. Quant à l’Union européenne, elle souhaite la "reconstruire par la preuve", avec "des projets qui touchent la vie quotidienne des Français".

Certaines de ses positions, iconoclastes, ont semé le trouble dans son camp, lui valant des accusations de dérive droitière ou populiste, comme lorsqu’elle a suggéré un encadrement militaire des jeunes délinquants récidivistes ou fait l’apologie du drapeau tricolore et de l’hymne national.

Sa campagne parfois chaotique a été marquée par plusieurs revirements et "gaffes" en politique étrangère, qui ont alimenté les accusations sur son manque d’expérience ou de "crédibilité".

Lorsque certains lui dénient une "carrure" présidentielle, Mme Royal n’hésite pas à se dire victime de préjugés machistes: "C’est une telle révolution qu’une femme puisse incarner le pouvoir suprême !"

Cette ancienne conseillère du président François Mitterrand, qui avait adhéré au Parti socialiste en 1978, insiste beaucoup sur la morale et les valeurs familiales, des terrains habituellement occupés par la droite. Son leitmotiv: "l’ordre juste".

Formée à l’ENA, creuset de la haute administration française, ayant occupé trois fauteuils de ministre (Environnement, Enseignement scolaire puis Famille et Enfance), elle se veut proche des "petites gens".

Sa popularité a eu raison des ambitions personnelles de son compagnon, le chef du PS François Hollande, avec qui elle forme un couple qui détonne dans la classe politique.

Fille d’officier née à Dakar, cette femme photogénique, au large sourire mais de réputation autoritaire, est issue d’une famille catholique. Quatrième de huit enfants, elle a expliqué avoir reçu de son père "une éducation très stricte et même assez rude" qui a nourri un certain goût pour la rébellion.

Au second tour, les sondages la donnent battue, parfois d’une courte tête, par son rival de droite, Nicolas Sarkozy. D’ores et déjà, elle a appelé les Français à s’unir derrière elle pour barrer la route à la "droite dure" porteuse de désordre et même de "guerre civile".

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Saturne 23/04/2007 19:55

La "France d’après", en cas de victoire de L’UMP-FN, sera la démonstration par l’absurde de l'incompatibilité de son candidat avec les valeurs républicaines. Le 21 avril 2002 n'était donc pas un accident ! Sarkozy c'est pire que Le Pen, qui n'a jamais pu mettre en oeuvre son projet, alors que maintenant "tout est possible" !
SAUVEZ LA FRANCE ! N'HESITEZ PAS ! VOTEZ ROYAL !!!

Esmeralda 23/04/2007 02:13

En admettant au mieux qu'elle bénéficie des reports de 50 % de chez Bayrou soit 9,27 % + 4 % des Lepénistes + la totalité des voix de gauche hors PS soit 10,7 % + ses 25,63 % cela fera que 49,6 % et sous condition que la totalité des voix de toutes les gauches se reportent...
C'est pas bon, elle ne passera pas. Ou alors il lui faudra qu'elle puisse assurer en prenant un large 3 % à Sarkozy ce qui me parait utopique...