Ségolène Royal n'exclut pas de nommer des ministres issus de l'UDF

Publié le par LV

En meeting à Montpellier hier soir, la candidate socialiste a évoqué la possibilité d'une "séance de travail restreinte" avec François Bayrou et a envisagé "d'ajouter des choses" à son pacte présidentiel. Pour la première fois, elle a affirmé qu'elle n'excluait pas de nommer des ministres UDF en cas de victoire.


Ce n'est pas de la "pression", mais ça y ressemble: déterminée à déjouer les "additions arithmétiques" qui la donnent perdante au second tour, Ségolène Royal a renouvelé pour la troisième fois mardi soir sa proposition de dialogue avec l'UDF, qui pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte", n'excluant pas de nommer des ministres UDF.
La candidate a déclaré mardi qu'il était concevable, dans le cadre de discussions avec François Bayrou, "d'ajouter des choses" à son pacte présidentiel, assurant que l'ouverture proposée n'était "pas du tout ou rien".
"J'appelle toutes celles et tous ceux qui partagent (m)es valeurs, quelle que soit la diversité de leur sensibilité, à converger pour les soutenir et pour se rassembler majoritairement autour du pacte présidentiel", a-t-elle de nouveau appelé devant 9.000 personnes chauffées à blanc au Zénith de Montpellier (Hérault). "C'est cette convergence qui fera la dynamique électorale et qui fera les conditions de la victoire, qui va construire la nouvelle majorité présidentielle".

Ministres UDF
Pour la première fois, elle n'a pas exclu de nommer des ministres UDF dans son gouvernement en cas de victoire le 6 mai. A des journalistes qui lui posaient la question peu après le meeting, elle a répondu: "bien sûr". "Une majorité présidentielle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle souligné. "Il ne faut pas rentrer tout de suite dans ces logiques-là. Moi, je fais les choses sur les convergences des idées et ensuite j'en tirerai toutes les conséquences".
Une ouverture au centre qu'elle a justifiée par le "devoir de victoire". "Ne vous laissez pas faire par les additions arithmétiques", a-t-elle lancé aux électeurs, alors que les voix cumulées de la gauche au premier tour plafonnent à 36,5%. "La politique, c'est une multiplication de mouvements, de talents, d'énergies, de démocratie vivante qui ne demandent qu'à s'exprimer et c'est à cela que je vais m'employer dans ces quelques jours, cette dernière ligne droite", a-t-elle dit.
"Je pense que ça reste possible. C'est mon intuition politique. Moi, si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle glissé, alors que le président de l'UDF François Bayrou s'apprête à laisser la liberté de vote à ses troupes. Précisant ses intentions, Ségolène Royal a estimé que ce dialogue pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte" avec "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", dont Jacques Delors côté PS. Elle a fait état de "contacts entre les proches" entourages.
En 1988, déjà, après la réélection de François Mitterrand, le gouvernement du socialiste Michel Rocard comprenait des ministres membres de l'UDF.

"Arlette, avec nous!", Sarkozy un "cauchemar"
Ségolène Royal a pris soin de faire applaudir cinq de ses anciens compétiteurs à gauche, sauf Gérard Schivardi qui n'a pas appelé à la soutenir au second tour. "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle promis. Elle a même eu une "pensée particulière" pour Arlette Laguiller (LO). "Arlette, avec nous!", scandait la salle, effervescente. Mais il faut "élargir ce rassemblement", "lui donner les couleurs de l'arc-en-ciel".
S'en prenant à Nicolas Sarkozy, copieusement hué, elle a moqué le "rêve" dont il a fait part dimanche soir. "Ce cauchemar n'est pas une fatalité", a-t-elle raillé, interrompue par la salle qui criait "on va gagner" ou "Ségolène présidente". "Ceux qui flattent toutes les peurs et toutes les inquiétudes récolteront le désordre et le malheur pour notre pays", a-t-elle prévenu.
Et d'évoquer dans un souffle: "la France présidente, que je présiderai peut-être..." Selon un sondage TNS-Sofres/Unilog paru mardi dans l'édition en ligne du Figaro, l'écart se resserre au second tour, avec 51% pour Nicolas Sarkozy et 49% pour Ségolène Royal.

"Je comprends François Bayrou"
La candidate de la gauche a reçu le soutien de Daniel Cohn-Bendit sur son ouverture à l'UDF. "Le problème aujourd'hui, ce n'est pas François Bayrou, ce sont ses électeurs", a-t-il dit. "Moi je comprends François Bayrou, il joue son avenir. Mais il ne doit pas sacrifier la France à son avenir et dire 'ça m'est complètement égal ce qui se passe pendant cinq ans en France'".
Féroce, le député européen écologiste s'en est pris à Nicolas Sarkozy, le comparant au leader conservateur italien Silvio Berlusconi et à l'ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar. "Il fait comme si la droite était génétiquement abonnée au pouvoir. Eh bien non!". "Moi je suis TPS: tout pour Ségolène". "Welcome dans le club de ceux qui veulent changer la France!"
En fin de meeting, la candidate a été rejointe sur scène par le chanteur Cali et la comédienne Julie Gayet. Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, exclu du PS le 27 janvier, était assis dans les gradins.

Moins d'une heure après que François Bayrou a annoncé, lors d'une conférence de presse mercredi 25 avril, qu'il acceptait de débattre avec Ségolène Royal, celle-ci l'a invité à participer avec elle à un forum de la presse régionale, vendredi à 11 heures à Paris, où elle souhaite apporter "des éclaircissements sur un certain nombre de points de [son] pacte présidentiel". L'entourage de François Bayrou a répondu peu après que le président de l'UDF souhaite que leur débat soit télévisé.

Commentant la conférence de presse de François Bayrou, lors de laquelle il n'a donné aucune consigne de vote, la candidate socialiste a constaté "un certain nombre de convergences fortes" avec les positions du président de l'UDF, mais a également entendu les "jugements portés sur le programme économique qui est le mien"."Il faut relire ensemble le pacte présidentiel pour lever les ambiguïtés ou les mauvaises interprétations", a-t-elle dit lors d'un point presse.

"LES ÉLECTEURS DOIVENT FAIRE UN CHOIX"

Ségolène Royal a ainsi proposé au président de l'UDF, vendredi, de "partager ce temps de parole et de débat qui m'était ainsi proposé et de venir débattre des points qu'il a évoqués à l'instant". Elle a affirmé qu'elle ne voulait "pas revenir en arrière sur des débats qui auraient dû avoir lieu avant le premier tour". Ce qui signifie, dans son esprit, qu'elle n'entend pas modifier son pacte, car"ce serait ne pas respecter les électeurs".

Priée de dire si elle était déçue par le refus de François Bayrou de donner une consigne de vote, elle a répondu : "C'est de sa responsabilité (...) François Bayrou a dit un certain nombre de choses assez claires sur le projet de l'un et celui de l'autre. Il a dit des choses extrêmement sévères sur la situation de la France et les propositions (...) avancées par Nicolas Sarkozy, en particulier sur l'aggravation des difficultés qu'elles entraîneraient". "Il m'a rejointe sur ce constat et moi je fais confiance ensuite à l'intelligence des électeurs", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a lancé un appel à la participation massive des électeurs centristes au second tour. "Les électeurs doivent faire un choix. Quand j'entends dire qu'il y aurait peut-être un appel à la non-participation ou au vote blanc, là je ne suis pas d'accord", a-t-elle affirmé.

 

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T
Les députés UDF sont en train de ruiner le travail d'indépendance mené par François Bayrou.<br /> Ils donnent aussi raison à ce qu'affirmait Ségolène Royal, en Mars "ceux qui se disent ni de droite ni de gauche n'ont-ils pas toujours penché à droite?"
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L
Preuves, s'il en étaient encore, que ces députés n'ont pas la fibre démocratique et la conscience du peuple, mais seulement la fibre affairiste...
D
Mais le 6 mai, voter Orange, Blanc ou Nul (donc Orange), c'est, aux résultats du 6 mai 2007, laisser la place à Sarkozy.<br /> NON MERCI PAS DE SARKOZY !<br /> Entre l'économie et la Liberté, je choisi la Liberté; c'est le prix à payer comme d'autres Anciens l'ont fait avant malheureusement par leurs sangs...<br /> A ce jeux qui favorisera le sacre Sarkozy, vous perdrez définitivement beaucoup plus d'électeurs, donc de futurs adhérants, qui ont voté Bayrou en confiance au 1° tour (dont je suis) que vous n'en gagnerez en 5 ans.... Vous porterez historiquement la lourde responsabilité de l'élection de Sarkozy !<br /> François BAYROU a fait un excellent travail et il aura toute sa place tant aux législatives qu'en 2012 MAIS NE RECOMMENCONS PAS 2002 !!! <br /> Réfléchissez-y bien avant le 6 mai pour garantir ou non nos libertés qui sont entre vos mains !
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L
Entièrement d'accord avec ce constat d'une évidence fort claire et juste ;-)
A
APPEL aux partisans des autres tendances- appel aux socialistes et aux dégoutés de la politique<br /> <br /> Le 6 mai, amis socialistes et déboutés, nous jouerons plus qu'un rôle d'arbitre...nous nous exprimerons dans la même ligne qu'au premier tour !<br /> <br /> Certains iront vous retrouver... Vous êtes dans une certaine vérité,un appareil assez positif.<br /> <br /> Mais le fait pour nous, d'avoir choisi de voter pour une nouvelle politique, non-alternante fait que nous voterons aussi massivement par bulletin de VOTE ORANGE... Et oui, en fait nous n'avons pas un représentant. Nous nous sentons tous de plus en plus dans la même ligne de conduite humaniste et pragmatique...réaliste aussi...que F Bayrou.<br /> Nous savons combien il est douloureux de choisir comme d'habitude, sur des profils et influences familiaux... sous les contraintes du "moins pire", et nous affirmons dorénavant notre appartenance à un vrai parti, une alliance pour une nouvelle démocratie. Vous êtes parfois proches de nous, et vos idées sont parfois similaires, mais nous avons aussi des vues libérales (pas ultra-libérales !)... nous pensons que l'économie peut jouer un rôle... mais qu'elle ne doit pas soumettre l'homme... que de gagner sa vie n'est pas une vraie vie.... nous pensons que nous pouvons aujourd'hui poser notre choix d'un rassemblement des personnes... Ségolène, seule est très proche de F Bayrou, mais indépendemment du parti et de ses dogmes... F Bayrou est en effet notre représentant, mais il est humain avant tout, à l'écoute attentive et au jugement pondéré. Vous pensez à trop de modération, alors nous VOTERONS ORANGE pour montrer qu'un vote c'est aussi l'affirmation d'un peuple, d'une démocratie souverainne et non un appareil d'Etat, ni moins son instrument.<br /> <br /> <br /> C'est pour cela aussi que nous vous demandons de soutenir cet effort commun.<br /> <br /> <br /> <br /> Sortez du tout manichéen, du cyclique défaire/refaire; et de cette soit-disant représentation des Français par le mépris des partis ! Entrez dans notre idée d'un gouvernement fait d'hommes et de femmes capables de s'entendre intelligemment et non de camper sur des bases qui vacillent; SOCIALISTES ! OSEZ le VOTE ORANGE !<br /> <br /> ___ Une part des extrèmes viendra nous rejoindre, pour faire comme nous; non pas pour s'abstenir, ni voter blanc ou nul...et se taire. Notre pari est ouvert ! Et vous êtes les bienvenus ! Ecoutons-nous pour écrire cette fois-ci, enfin, une nouvelle forme de démocratie partagée, constructive et novatrice. Vous avez les outils, la foi et la force: VOTONS ENSEMBLE ORANGE ! Pour ne pas être éteinds juste après les élections: vous pouvez vous faire entendre au second tour...VOTEZ ! et bien à vous !<br /> <br /> -------Ark EvoluVeur
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L
Le vote Orange au second tour est un vote NUL, en conséquence il profitera à Sarkozy. C'est d'un niveau de mathématiques élémentaire ! Les abstentionnistes, les voteurs de Blanc ou Nul auront mis en place Sarkozy pour un minimum de 5 ans; ces (ir)responsables n'auront ensuite aucun droit à se plaindre des conséquences de leurs actes égocentriques et anti-démocratique qu'ils reprochent avec raison au système sarkoziste ! Pensez aux légilatives de juin pour poursuivre l'ouverture Orange du parti démocrate, ce sera plus utile, plus intelligent et plus citoyen...
N
Ca va être dur tout çà ! De toute façon je ne veux pas de ce sarko !!!
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