Jean-Marie Bockel, le libéral isolé du PS
A gauche, il défendait la voie blairiste mais ne croyait plus à une rénovation du Parti.Il admirait Tony Blair. Il travaillera avec Nicolas Sarkozy. Dernier transfert socialiste du mercato gouvernemental, Jean-Marie Bockel se voit offrir pour ses 57 ans le secrétariat d'Etat à la Coopération et à la Francophonie.
Pas franchement une pochette-surprise pour ses (ex-)camarades : «Il était à la droite du PS, et il est à la droite tout court», a commenté François Hollande quant à cet «apôtre du blairisme» qui «s'est mis de fait hors du PS».
Une bascule que l'intéressé justifie par «un contexte personnel, davantage une démarche de fond que l'attrait d'un secrétariat d'Etat». Jean Marie Bockel, actuel maire de Mulhouse et sénateur, avait entamé sa carrière à l'aile gauche du PS il y a trente-quatre ans aux côtés de Jean-Pierre Chevènement au CERES puis en intégrant le PS en 1972. Avant de glisser vers le côté droit.
Auteur d'un essai la 3e Gauche. Petit manifeste social-libéral , Jean-Marie Bockel avait, en 2005, présenté sa contribution au congrès du Mans, «Pour un socialisme libéral», et récolté 0,64 % des suffrages. «Je me suis engagé depuis dix ans de manière solitaire dans une démarche de rénovation, dans un esprit social-libéral ou blairiste. J'ai pris des coups.» Au point d'en ressentir «une certaine lassitude».
Jean-Marie Bockel entretenait, «depuis quelques années» , des «contacts» avec François Bayrou. Et aussi, en tant que président de l'Association des maires des grandes villes de France, avec Nicolas Sarkozy : «Nous avons une capacité à nous comprendre.» Jusqu'à accepter sa proposition, qu'il légitime par la crise du PS : «C'est la énième rénovation annoncée. Je ne crois pas que les idées que je représente trouveront leur place.»
Jean-Marie Bockel entretenait, «depuis quelques années» , des «contacts» avec François Bayrou. Et aussi, en tant que président de l'Association des maires des grandes villes de France, avec Nicolas Sarkozy : «Nous avons une capacité à nous comprendre.» Jusqu'à accepter sa proposition, qu'il légitime par la crise du PS : «C'est la énième rénovation annoncée. Je ne crois pas que les idées que je représente trouveront leur place.»
Jean-Marie Bockel était entré au gouvernement en 1984, secrétaire d'Etat puis ministre du Commerce. Première fois député en 1981, il s'est installé à la mairie de Mulhouse en 1989.
«Maire sécuritaire», il avait approuvé plusieurs mesures du ministre de l'Intérieur Sarkozy.
«Maire sécuritaire», il avait approuvé plusieurs mesures du ministre de l'Intérieur Sarkozy.
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