Adieu l'Abbé

Publié le par LV

Ce sont les hasards de l'Histoire. L'abbé Pierre s'en est allé doucement quand l'hiver se réveillait brutalement bloquant les routes et paralysant une partie du pays.

Toutes les télés ont bousculé leurs programmes, tous les journaux ont chamboulé leur mise en page pour rendre hommage à l'abbé des pauvres.

Cent fois on a lu, entendu et réentendu le fameux cri de colère de l'abbé en février 1954. Il y avait 2 000 pauvres sans logis à l'époque et l'hiver était terrible. Ils sont 150 000 aujourd'hui. Et le froid est là, avec ses morsures mortelles.

Voilà un vrai sujet de société sur lequel on aimerait entendre, en ce moment, Sarkozy I°, misnistre d'Etat, numéro 2 du gouvernement, ministre de l'intérieur mais aussi de la protection civile ! Le froid semble le paralyser !

Nous n'aurons pas droit à l'acte de contrition.
Il est vrai que la pauvreté, électoralement parlant, ça ne paye pas. Mieux vaut faire travailler les enquêtes des Renseignements Généraux (pas Généreux), parler du Québec, des affaires de caniveaux ou de l'impôt sur la fortune surtout quand c'est celui des autres..., ça touche les Français au coeur. Sûr.

L'abbé, lui, n'attendait pas les périodes électorales pour faire entendre sa voix et ouvrir son coeur.

 

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