SDF coup de gueule des Don Quichotte

Publié le par LV

Le porte-parole des Enfants de Don Quichotte, Augustin Legrand, a exprimé son "incompréhension" après la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui a ordonné mardi aux treize SDF installés en centre-ville de quitter les lieux sous peine d'expulsion.

 Il devrait leur être proposé des solutions pérennes et non d'urgence: c'est justement pour dénoncer l'urgence que ces gens-là s'étaient mis en campement !", s'est étonné Augustin Legrand, soulignant que c'était "en contradiction avec la loi" sur le droit au logement opposable, promulguée mardi.

"Si on n'arrive pas à régler le problème de treize personnes, ça veut dire quoi ? Soit qu'il n'y a pas de prise de conscience des humains qu'il y a derrière, soit qu'il existe une réelle incompétence des services ou au moins un manque de coordination", a-t-il ajouté.

La figure de proue des Enfants de Don Quichotte a ainsi déploré que "la situation en province ne bouge pas du tout", notant que "si les choses n'avancent pas en province il y aura un appel d'air sur Paris où le traitement est différent". D'ailleurs Augustin Legrand, s'agissant des SDF d'Aix et dans l'hypothèse où ils viendrait à être expulsés, lance: "qu'ils viennent sur Paris !". Il rappelle que "le protocole signé avec l'Etat assure à toute personne se présentant au Canal Saint-Martin de se voir proposer une solution appropriée".

Plus tôt dans la journée, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait ordonné mardi aux SDF installés depuis le 22 décembre dans des tentes devant l'Office de tourisme de la ville de quitter les lieux sous peine d'expulsion. "Cette décision de justice est une première en France concernant les campements des Don Quichotte", a déclaré l'avocate de la mairie d'Aix-en-Provence, Me Régine Ciccolini. "La Cour ordonne" aux treize personnes citées et "à tous les occupants de libérer, de leur chef sans délai, les lieux". Elle ordonne "à défaut leur expulsion au besoin avec le concours de la force publique", précise le jugement en invoquant le "trouble à l'ordre public" occasionné.

La maire UMP d'Aix-en-Provence Maryse Joissains s'est réjouie de cette décision. Elle a cependant précisé que la notification par huissier de ce jugement à tous les occupants du campement prendrait "de quatre à cinq jours", ce qui empêche toute expulsion de force d'ici là.

En première instance, le 16 janvier, le juge avait estimé que le "trouble public n'était pas avéré", déboutant la mairie d'Aix de sa demande d'expulsion. En appel, les juges ont au contraire estimé que "l'installation et l'occupation sans titre d'un campement depuis plusieurs semaines sur une dépendance de la voirie routière du domaine public, dans des conditions sanitaires nécessairement incompatibles avec la destination des lieux, caractérisent un trouble manifestement illicite". Ce trouble "ne peut être légitimé par la seule finalité revendiquée de ce mouvement, l'obtention d'un logement", ajoute le juge en soulignant "qu'il résulte des pièces produites que chacune des personnes a été destinataire d'un courrier de la mairie d'Aix-en-Provence proposant des solutions d'hébergement d'urgence et d'assistance des organismes locaux".

La maire d'Aix-en-Provence a indiqué que ces propositions faites début février comprenaient un hébergement d'urgence notamment en auberge de jeunesse et un accompagnement des services sociaux "pour un trajet personnalisé". Les Don Quichotte dénoncent ces propositions "qui ne contiennent aucune solution de logement durable", a indiqué leur avocate, Me Claudie Hubert.

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C
Dans le trio saro-bayrou-sego on n'entend plus parler des SDF ? Il n'y en à plus ? Triste campagne où des gens crèvent de froid et de faim pendant que d'autres bien nourris et bien au chaud sur les plateaux de TV s'entre tuent  pour la bonne place élysée moi !
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D
Les Don Quichotte sont à l'image des Restos du Coeur c'est à dire une honte de ce pays dans lequel les actionnaires et dirigeants du CAC40 n'ont jamais autant profité!
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