François Bayrou se dit plus à gauche que le PS

Publié le par LV

François Bayrou s'est à nouveau posé en rassembleur et en partisan de la raison lors d'un déplacement à Reims, tout en cherchant à montrer qu'il pouvait se positionner à gauche en attaquant les socialistes sur leur terrain.

"Je suis plus à gauche qu'eux"
Le Parti socialiste, "c'est le parti qui a fait le plus de privatisations, qui a laissé déraper le déficit et la dette, qui a laissé partir les services publics et a fait le mandat de gestion à Lagardère chez Airbus", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse lundi avant de tenir meeting devant plus de 3000 personnes à Reims. "Je prétends que sur bien des sujets, je suis plus à gauche qu'eux. Il y a des jours où j'ai l'impression de défendre davantage de valeurs que cette gauche-là. Il y a des choses que le Parti socialiste a oubliées", a affirmé le candidat de l'UDF à la présidentielle en disant défendre des "valeurs plus républicaines".

Il a rappelé être monté à la tribune de l'Assemblée nationale "tout seul" pour défendre l'Allocation spécifique de solidarité (ASS) des chômeurs que le gouvernement Raffarin voulait supprimer et être "allé tout seul au Conseil d'Etat" pour protester contre la privatisation des autoroutes. "Je n'ai pas beaucoup entendu la gauche à ces moments", a-t-il dit. Et tout en affirmant que "la solidarité est le premier des devoirs de l'Etat", François Bayrou a expliqué ne pas avoir "la même idée de la solidarité qu'ont les dirigeants du Parti socialiste".

"Crise exceptionnelle, réponse exceptionnelle"
Il a dit son opposition à la décision de la région Ile-de-France, présidée par le socialiste Jean-Paul Huchon, d'accorder la gratuité des transports en commun aux RMistes car "bientôt, il n'y aura plus de différence entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas".

Le candidat centriste s'était auparavant rendu quelques instants chez le fabricant d'outils de découpe et d'emboutissage de tôle Chausson à Bazancourt, dans la banlieue rémoise. Confronté à un manque de débouchés, l'usine est en passe de fermer faute de repreneurs. Quelque 182 emplois sont en jeu. "Le terrain apprend plus de choses que les mots", a commenté François Bayrou sans préconiser de solution particulière. Les salariés n'en demandaient pas non plus. "Ce qu'on veut, c'est qu'on parle de nous", a dit François Léger, délégué CFDT du comité d'entreprise.

Le président de l'UDF a décrit un pays en situation de crise "exceptionnelle", en proie au chômage, au fardeau de la dette et aux problèmes des banlieues, pour défendre à nouveau la nécessité d'un gouvernement rassemblant par-delà le clivage droite-gauche. "A crise exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle, a-t-il fait valoir. Je nommerai un gouvernement dans lequel je prendrai bien soin de présenter des visages nouveaux, des expériences nouvelles, qui représentera aussi équitablement que possible les grandes sensibilités du pays", a-t-il promis.

François Bayrou a aussi marqué sa différence sur le thème de l'immigration, alors que Jean-Marie Le Pen tenait meeting à Reims en même temps que lui. "L'immigration n'est pas la cause de tous nos maux. Les difficultés que nous rencontrons avec l'immigration ne sont pas la cause des difficultés de la nation. Elles en sont la conséquence", a-t-il affirmé en prônant "la raison, le respect réciproque et la compréhension".

"Il faut éviter de faire monter les tensions, les affrontements entre les différentes catégories de Français", a-t-il affirmé en faisant appel "à la raison". "Nous ne voulons pas aller dans le sens de ce qui excite les affrontements, les ressentiments et les haines. Nous allons devoir vivre ensemble et c'est ensemble qu'il va falloir que nous sortions le pays de la crise," a-t-il lancé sous les applaudissements.

Il a critiqué sans la nommer Ségolène Royal pour avoir fait "je ne sais quelle utilisation" du drapeau tricolore dans le débat sur l'identité nationale. "La France, ce ne sont pas les signes extérieurs de la nation. Dans notre pays, c'est la République qui a fait la nation et pas la nation qui a fait la République", a-t-il fait valoir.

 

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V
BAYROU est malin comme un singe mais un singe aussi ça peut mordre
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M
Chirac aussi se disait à gauche en 1995 avec sa fracture sociale et on a vu ce qu'il s'est passé pendant ses douzes années dont 5 avec Sarkozy ! Des faux-culs ! A gauche toute !
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D
Monsieur BAYROU n'est pas qu'un gentlement farmer, il est aussi navigateur; il navigue au milieu du chenal... mais les navigateurs ne savent tous nager, parfois il y en a qui se noient...
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L
je suis morte de rire, sacré Bayrou qui après va aller lécher les bottes de Sarkozy!
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H
baurou de gauche et royal de droite, le monde à l'envers. qu'est-ce qu'il en pense fafa ?!
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