Sarkozy ne connaît pas le mot précarité

Publié le par LV

Pour Nicolas Sarkozy, la précarité n'existe pas vraiment; d'ailleurs, il ne prononce jamais ce terme dans ses discours. Pour lui, la question se résume en une formule : « le travail, c'est une valeur, c'est un modèle de société, qu'il faut faire partager à tous ». La solution pour gagner plus d'argent, c'est donc de travailler plus.

Les situations de pauvreté relèvent, selon Sarkozy, de plusieurs facteurs clairement identifiés : le manque de cœur à l'ouvrage (les paresseux qui profitent des aides sociales), les inégalités héritées de la famille, les lourdeurs de l'Etat. Mais finalement, Sarkozy ne considère pas que le système économique génère, de fait, des situations d'exclusion.

Sarkozy est un optimiste : le système libéral est le meilleur possible pour créer de la richesse; pour l'optimiser il faut rendre l'Etat plus performant, et inciter les gens à travailler davantage.

Toute sa philosophie se résume dans cette citation :
« La fracture sociale, si elle existe, se situe désormais nettement entre la France qui travaille, se lève tôt et élève ses enfants sans bénéficier d'aucune aide spécifique, et ceux qui, par faiblesse, par accident ou par facilité, se sont laissés enfermer dans l'assistanat. » Du coup, lorsque l'on entend Sarkozy annoncer un objectif de zéro SDF dans deux ans, on se demande ce que vient faire cette mesure dans son programme. Est-ce de la charité et, encore, (!) un coup électoral ?

Par cette mesure simplette, Sarkozy nous démontre qu'il ne place pas la question des SDF dans une problématique plus large de paupérisation d'une partie de la société. Que pense-t-il des emplois précaires, des emplois à temps partiel ? Des travailleurs pauvres, qui ne peuvent financer un loyer ? Probablement qu'ils devraient travailler davantage...


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article