Bayrou veut en finir avec le clivage gauche-droite

Publié le par LV

François Bayrou, candidat centriste à l’élection présidentielle, a laissé entendre jeudi qu’il ne soutiendrait pas Sarkozy entre les deux tours s’il était éliminé dès le premier tour. Et de rappeler qu'il veut en finir avec le clivage gauche-droite.

Invité à dire sur France Inter s’il comptait apporter son soutien au candidat de l’UMP entre les deux tours, le député béarnais a répondu qu’en cas d’élimination au premier tour, il ne rentrerait «pas au bercail» et n’avait «aucune intention de retrouver les formes du passé». «Il ne s’agit pas de changer de camp mais de sortir des camps. Il ne s’agit pas pour moi de remplacer le verrouillage à droite par un verrouillage à gauche.»

Actuellement crédité de 15% à 17% dans les sondages, derrière Sarkozy et Royal, François Bayrou estime que «désormais, la perspective existe que le deuxième tour ne soit pas celui qu’on attendait et que ce deuxième tour, je puisse l’emporter.»

Alors que certains élus, comme le député européen Daniel Cohn-Bendit, suggèrent un rapprochement entre le PS, les Verts et l’UDF, le leader centriste prône lui un rassemblement autour de «valeurs» et souhaite, s’il est élu, mettre en place un gouvernement d’union nationale.


«Pour sortir la France de cette impasse dans laquelle elle se trouve depuis si longtemps, on est obligé d’associer des valeurs qui jusqu’à maintenant étaient antagonistes, et je dis des valeurs, je ne dis pas des étiquettes, pas des appareils», a-t-il ajouté. Bayrou a envisagé récemment de nommer, s’il est élu, un Premier ministre de gauche et avait avoué son estime pour DSK.

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Coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit plaide pour un «nouveau partenariat» PS-UDF-Verts.
Une alliance PS-UDF vous semble-t-elle imaginable à l'issue de la présidentielle ?
Il est temps de sortir de l'autoritarisme de la Ve République, c'est-à-dire de ce modèle que prône Nicolas Sarkozy : un chef qui sait tout et des ralliements d'élus, d'intellectuels, etc. le tout étant phagocyté autour d'un parti, l'UMP, qui détient tous les pouvoirs. Ségolène Royal comme François Bayrou prétendent vouloir sortir de ce système. Il leur faut donc créer un nouveau partenariat qui repose sur trois pôles : un PS modernisé, un centre émancipé de la droite et un pôle écologiste représenté par le savoir-faire de Dominique Voynet et le savoir pédagogique de Nicolas Hulot. Si leur volonté de rénover la Ve République est sincère, les ralliements individuels, du genre «ouverture» mitterrandienne de 1988, ou la distribution de strapontins ministériels, ne suffiront pas. Ségolène Royal, que je soutiens, doit proposer aux Français une nouvelle forme participative de partenariat majoritaire pour gouverner autrement.
De son côté, François Bayrou pense que ce sont les autres qui se rallieront à lui... 
Oui, peut-être. Et peut-être aussi que le petit Jésus va revenir sur terre... Comme je suis athée, je ne crois pas aux miracles. Et, si François Bayrou était élu, il ne disposerait pas d'une majorité à l'Assemblée. Ce n'est pas le roi Soleil, il aura besoin d'une majorité. Il doit donc expliquer sa conception à lui d'un partenariat démocratique présidentiel. Sur le fond, les convergences avec le PS et les écologistes existent : la réforme des institutions, l'introduction de la proportionnelle, la parlementarisation du régime, l'environnement, à propos duquel ils ont tous signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, etc. Sur le plan économique et social, Bayrou ne rejette pas les propositions de Royal, il considère qu'elles doivent être financées. Il a raison. La coalition PS-UDF-écologistes est la seule alternative réelle à la France aux mains de l'UMP, c'est-à-dire du gaullisme, du chiraquisme et du berlusconisme mélangés sous la houlette de Sarkozy.
Bayrou annonce, lui, qu'il nommera un Premier ministre de gauche... 
Sa stratégie, c'est un fusil à un coup. Soit il entre à l'Elysée, soit il perd tout. S'il n'est pas au second tour, que fait-il ? Que devient-il ? Même avec 15 % des voix... Le danger c'est que les électeurs de l'UDF ont un naturel de droite. Ce sont des notables de droite qui ne veulent ni du joug de l'UMP ni d'un raz-de-marée socialiste. Ceux-là ne peuvent aller vers la gauche que si Bayrou les y entraîne.
Mais en France, le centre finit toujours par retomber à droite... 
C'est vrai, mais c'est historique, ce n'est pas génétique. Le problème, cette fois, c'est que si le centre retombe à droite, il n'y aura pas de majorité à gauche. A gauche du PS, il n'y a aucune réserve. La gauche italienne a eu le même problème. Même si elle est fragile sur le plan arithmétique, comme l'illustre le fait qu'il ait dû remettre hier sa démission, Romano Prodi a bâti une alliance qui va du centre jusqu'à une gauche très à gauche. Dans toutes les sociétés européennes contemporaines, l'affrontement oppose une droite allant de la droite libérale à la droite dure, voire extrême ­ le modèle Sarkozy ­, à une coalition mêlant gauche, centre et écologistes.
Sous l'influence de Royal, le PS vous semble-t-il mûr pour renoncer à l'union de la gauche ? 
Sous l'influence de Ségolène Royal, mais aussi de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande, etc. L'union de la gauche n'existe plus. Le PCF, dixit Marie-George Buffet, ne veut plus participer à un gouvernement de gauche. Dont acte. Même chose pour la gauche de la gauche. Au PS, le principe de réalité est plus important pour déterminer une stratégie qu'une idéologie rétrograde. Pour les socialistes, la situation est mûre... s'ils veulent gagner. Une bonne partie de la société française reste fidèle à cette droite autoritaire, incarnée par Sarkozy, qui dit : «Je suis la vérité, je suis le chef, suivez-moi.» Mais une autre partie s'est convertie à une approche plus modernisée, selon laquelle il faut faire cohabiter des réalités contradictoires : le centrisme libéral de Bayrou, la force sociale et écologique du tandem Voynet-Hulot, et le socialisme de Royal. Considérons le premier tour de la présidentielle comme une primaire entre ces trois forces, à charge pour celui qui arrive en tête de fonder ce nouveau partenariat.
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Le voilà à 17 % pour l'institut CSA. Il est à 16 % chez Ipsos et à 15 % chez BVA. Qu'importe, selon toutes les études d'opinion, depuis le début de l'année, les intentions de vote en faveur de François Bayrou sont à la hausse. Il braconne dans l'électorat socialiste : selon les instituts, de 12 à 20 % des électeurs du PS seraient tentés par le candidat centriste. Plus encore, son idée d'un gouvernement d'union nationale, mêlant droite et gauche, séduit à droite comme à gauche : 71 % des Français s'y disent favorables (4), les sympathisants du Parti socialiste (73 %) comme ceux de l'UMP (69 %). Et 66 % des sondés l'estiment crédible et pensent que, s'il est élu, François Bayrou s'essaiera à rassembler des personnalités de tous horizons.
«C'est un phénomène politique réel. Il a été un candidat d'attente, mais plus il s'installe, plus il apparaît comme un candidat de moindre mal», note Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion.
L'histoire des sondages ne manque certes pas de candidats au destin prometteur qui ont raté la marche le jour de l'élection. Parmi les personnes interrogées qui penchent pour François Bayrou, beaucoup ne sont pas encore sûres de leur choix.
Plus il progresse dans les intentions de vote, plus le président de l'UDF recrute des électeurs potentiels qui le connaissent mal, et restent prudents. Les sondeurs assurent toutefois qu'ils intègrent cette incertitude dans leurs chiffres.
De la même façon, l'homme séduit plus dans les catégories socioprofessionnelles moyennes et aisées (21 %) que dans les milieux populaires (12 %, et 3 % seulement chez les ouvriers), ceux-ci étant d'ailleurs les plus réticents à toute perspective de gouvernement d'union nationale.
Enfin, s'il emporte pour l'heure un succès d'estime sur une thématique très politique ­ la volonté de changer les règles du jeu de la politique française ­, il lui faudra aussi convaincre à l'heure de la guerre des programmes : le sien est-il de droite, de gauche, du centre ?
«Républicains des deux bords». En 2002, c'est Jean-Pierre Chevènement qui avait tenu, un temps, le rôle de «troisième homme». En février 2002, les sondages lui donnaient de 11 % à 14 % d'intentions de vote, avant d'amorcer, début mars, un inexorable déclin qui s'était traduit dans les urnes par 5,33 % des voix le 21 avril. Son appel aux «républicains des deux bords» avait finalement désorienté les électeurs... des deux bords. Sainte-Marie récuse le parallèle : «Chevènement représentait une aventure.» 
Rendez-vous le 22 avril au soir...
 
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N
le seul qui donne de l'espoirface au deux gros candidats qui nous prédisent qu'a partir de l'année prochaine papa noël passera aussi le 24 juillet. Face à ces deux gros partis ou la plupars des cadres ne s'apprécient guère et n'affiche que des sourires de facades, face à cette classe politique minée par les ambitions personnelle François Bayrou représente l'espoir. Bayrou c'est le gars qui n'a pas peur de nous parler de l'urgence de la dette, c'est le seul qui nous explique pourquoi c'est grave et comment on va faire pour prendre ce problème à bras le corp. Bayrou c'est le gars qui a compris que les profs ne sont pas un troupeau de vilains canards qui marchent à la carrotte et au baton. Bayrou c'est l gars qui à l'assemblé vote ce qui lui parrait juste et ne vote pas ce qui ne lui en donne pas l'impression. Bayrou c'est le gars qui a compris que les trés petites entreprises c'est un boulanger, un charcutier, un artisant qu'il faut aider car c'est avec eux qu'on résorbera le chomage et pas avec multinationale andCo. Bayrou c'est le gars honnête, qui parle de citoyen à citoyen. Par dessu tout, Bayrou c'est le gars qui nous RESPECTE Je voterai Bayrou aux deux tour
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M
Il progresse car les gens en on marre de ce bipartisme.
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