Des millions de chômeurs sans indemnités
Moins d'un chômeur sur deux serait indemnisé par l'assurance chômage (Unedic), selon le collectif Les Autres chiffres du chômage (ACDC), qui dénonce lundi un recul de l'indemnisation depuis 2003, à la veille de la publication des chiffres officiels du chômage de janvier.
Fin 2006, seuls 47,5% des chômeurs, toutes catégories confondues, étaient indemnisés par l'assurance chômage, contre 54% en novembre 2003, selon ACDC, qui cite des chiffres de l’Unedic corroborés par l'ANPE. Celle-ci, dans une note de conjoncture du 16 novembre 2006, indiquait aussi que moins de la moitié des demandeurs d'emploi étaient indemnisés par l'Unedic en juin 2006.
Durcissement de la loi
«Il serait normal que tous les chômeurs qui ont cotisé soient indemnisés. Or ce n'est pas le cas,» affirme Pierre Concialdi, du Réseau d'alerte sur les inégalités et membre du collectif d'associations et de syndicats. Les jeunes, les femmes et les salariés les moins qualifiés sont les moins bien indemnisés: non en raison «d'une discrimination explicite», mais du fait qu'ils ont plus que les autres des emplois précaires et de courte durée, et cotisent donc moins.
Fin 2006, seuls 47,5% des chômeurs, toutes catégories confondues, étaient indemnisés par l'assurance chômage, contre 54% en novembre 2003, selon ACDC, qui cite des chiffres de l’Unedic corroborés par l'ANPE. Celle-ci, dans une note de conjoncture du 16 novembre 2006, indiquait aussi que moins de la moitié des demandeurs d'emploi étaient indemnisés par l'Unedic en juin 2006.
Durcissement de la loi
«Il serait normal que tous les chômeurs qui ont cotisé soient indemnisés. Or ce n'est pas le cas,» affirme Pierre Concialdi, du Réseau d'alerte sur les inégalités et membre du collectif d'associations et de syndicats. Les jeunes, les femmes et les salariés les moins qualifiés sont les moins bien indemnisés: non en raison «d'une discrimination explicite», mais du fait qu'ils ont plus que les autres des emplois précaires et de courte durée, et cotisent donc moins.
Cette évolution est liée au tour de vis donné par l'Unedic en janvier 2003. L'indemnisation pour ceux qui ont travaillé moins de six mois a été supprimée et, pour les autres, la durée maximale d'indemnisation a été fortement réduite à 23 mois (sauf pour les 50 ans ou plus).
«Depuis 1979, pas moins de six réformes ont progressivement réduit les droits à indemnisation, et le RMI sert de plus en plus de voiture-balai», déplore le collectif, selon lequel l'indemnisation moyenne d'un demandeur d'emploi par les Assedics reste «faible, environ 80% duSmic».
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