Ségolène Royal reste ferme face à l'ouverture de Michel Rocard

Publié le par LV

L'ex-Premier ministre a proposé vendredi une alliance de la candidate PS avec Bayrou
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De l'art d'esquiver les mines de fin de campagne. Ségolène Royal s'y est employée, vendredi, avec une certaine irritation et une indéniable dose de rouerie politique. La candidate, depuis plusieurs jours, s'était résolument engagée dans le mano a mano avec Nicolas Sarkozy, «projet contre projet». Tout en renvoyant François Bayrou à son «manque de sincérité» et à son «impasse». Las ! L'appel de Michel Rocard, dans le Monde daté de samedi, à un accord entre elle et Bayrou avant le premier tour «pour battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen» a bousculé ce bel ordonnancement. «Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France», écrit l'ancien Premier ministre socialiste. «Isolés, ni eux [les centristes] ni nous, n'avons aucune chance», ajoute-t-il. Aussitôt informé de la prise de position rocardienne, François Hollande lui oppose une fin de non-recevoir, jugeant qu'il n'y a «pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite».  «Absurde», a aussi tonné Jack Lang.

Moins catégorique, la réaction de Dominique Strauss-Kahn : «Chaque chose en son temps», a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Toulouse, en mettant l'accent sur la nécessaire mobilisation «pour le premier tour». Pierre Moscovici évoque, lui, une «mauvaise formule» prononcée à un mauvais moment. Tout en reconnaissant que «rien n'est écrit, rien n'est exclu».
 
La candidate, elle, a dénoncé «un certain nombre de tractations ou de manoeuvres [ayant] pour objectif d'empêcher la clarification du débat politique». Dès le mois dernier, Ségolène Royal le confiait : entre livre assassin d'Eric Besson et appel des Gracques au rapprochement avec l'UDF, «il n'y a que moi qui prends des attaques de mon camp. Ni Sarkozy ni Bayrou n'ont cela. C'est quand même une nuisance.» A neuf jours du premier tour, l'appel de Michel Rocard, qui «fait partie de l'équipe de campagne», comme l'a rappelé la candidate, et qui vient tout juste de lui rendre un rapport sur «l'économie numérique», prend donc des allures de nouvelle torpille tirée depuis ses propres positions.

A la mairie de Mulhouse, la candidate a tenté de rebondir. «Le fait que François Bayrou sollicite tel ou tel individu montre qu'il n'a pas d'équipe. Ça fait beaucoup : pas de programme, pas d'équipe, coresponsable du bilan...», a-t-elle déclaré. Et de dérouler l'argumentation : «Un certain nombre de candidats ont intérêt à la confusion. Ils ne veulent pas la confrontation des projets car ils seraient obligés de rendre des comptes sur le bilan. Moi, je veux rassembler au deuxième tour toute la gauche, et au-delà tous ceux qui veulent que cette élection soit utile, tous les électeurs républicains et humanistes.» Pas d'alliance politique, donc. Mais, assurément, la recherche de la plus vaste zone de chalandise électorale. «Au-delà» de «toute» la gauche.

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Q
allez sego reboute le hongrois comme une jeanne d'arc ! la france n'a pas besoin d'un dingue !
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I
Quand Rocard sort de son sommeil , ça déclenche beaucoup de commentaires !<br /> Moi , je me demande pourquoi il arrive maintenant et où il était tous ces derniers temps .
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R
En rejetant toute perspective d'alliance avec le Centre, le PS et Ségolène Royal abandonnent l'espoir d'un bon report des électeurs du Centre sur sa candidature dans l'hypothèse d'une qualification pour le second tour. C'était déjà pas gagné, maintenant c'est la large défaite assurée face à Sarkozy. Il faut croire qu'il est plus important, pour le PS, d'être présent au deuxième tour (pour survivre, tout simplement) que de battre Sarkozy. "Sauver le PS" l'emporte sur le "Tout Sauf Sarkozy". Ce n'est pas vraiment une surprise mais ça a le mérite d'être clair maintenant. Dans l'hypothèse inverse, elle conforte son électorat dans l'idée d'une fracture irréductible. Et cela risque d'hypothèquer, là encore, le report des voix des électeurs de Ségolène vers Bayrou... « Si Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. » disait Rocard...
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F
Le couple Royal/Hollande essaye de cadenasser le PS, c'est bien normal....dans leur logique. Mais ils commettent une grave erreur et vont bientôt en payer le prix. Le PS n'est plus qu'un agrégat de sensibilités opposées que plus rien ne rapproche. Quel point commun entre les sociaux-démocrates et les tenants du vieux socialisme mittérandien? Ce parti va imploser ou exploser, c'est inéluctable. Rocard l'a bien compris, mais il s'exprime trop tard. L'UDF est débarrassée de ses vieux élus conservateurs et droitiers qui ont rejoint l'UMP, sa mue vers la sociale démocratie réussit plutôt bien. Le PS est devenu ringard en s'accrochant à un clivage idéologique dépassé et rejeté par les Français. L'opération " Royal ", pur produit marketing, cache en réalité la décomposition du PS. Elle va se crasher et c'est une chance pour tous les citoyens qui attendent une vraie sociale démocratie.....Je voterai Bayrou afin d'accélérer ce processus salvateur pour la gauche, et ce d'autant plus que je n'ai nullement envie de voir revenir au pouvoir la vieille mittérandie essoufflée et corrompue qui est responsable, avec la droite, de la situation catastrophique dans laquelle se trouve notre pays.
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E
Bien que je n'y vois pas trop clair dans l'issue de cette présidentielle, toutes les analyses des débats en cours dans notre société me conduisent à penser qu'on assiste à un recentrage de la pensée politique du corps social. Sa conséquence la plus évidente est l'émergence d'un candidat centriste à là place d'un extrêmiste de droite. A gauche, même situation, les candidats de la gauche de la gauche, à part Besancenot dont le look tranche, ont du mal à exister à côté de la candidate du PS et ne profitent pas de l'effet rejet de la constitution européenne. Mon pronostic est, malgré tout, que Le Pen resté à un niveau suffisant de nuisance politique empêchera Bayrou d'arriver en second tour et que le combat clair du deuxième tour sera entre Sarko et Royal. Constatant que le seul des 12 candidats a engranger un aussi fort taux de rejet des citoyens, est Sarko, une mobilisation populaire forte portera Royal à la présidence. Le 3ème tour, les législatives, conduira à une recomposition forte de la droite, les candidats UDF, partout présents contre les candidats UMP donneront un groupe UDF fort à l'assemblée nationale la mettant en harmonie avec les électeurs. Quant à la composition du gouvernement, elle dépendra, évidemment, de l'importance respective des diverses formations politiques. Je crois que les Français manifestent un besoin d'apaisement pour mieux s'occuper des problèmes de la vie de tous les jours et pas des grands affrontements politiciens. Pour moi, fidèle à mes convictions, je vote Voynet, pour l'avenir de mes enfants et de la planète, puis Royal, car, seule, une femme, saura avoir l'approche concrète et pratique que réclame le corps social.
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